Inter92
Inter92 © Radio France

Cette année-là, on a dit adieu à Marlène, Jacqueline, Arletty et Michel. Bill est devenu président, Clint a obtenu un Oscar pour son film Impitoyable, et George a décroché le prix Nobel de physiqueCe début des années 90 est également marqué par une mode pour les prénoms en a, nous donnant aujourd'hui une ribambelle de jeunes femmes s'appelant Laura, Léa, Clara ou Alexia.

Du sport et des larmes

L'année 1992 c'est aussi deux drames qui restent dans toutes les mémoires, l'accident d'un Airbus d'Air Inter au Mont Saint-Odile en janvier, qui fait 87 victimes et la catastrophe du stade de Furiani près de Bastia. Une tribune provisoire s'effondre durant un match de football : 15 morts et 1650 blessés.Parmi les blessés, un voix de France Inter: Jacques Vendroux. 20 ans plus tard, Jacques accepte de revenir sur cet événement.

Mais le sport cette année là, c'est aussi de grandes joies collectives et notamment la médaille d'or de Marie-Jo Perec sur 400m aux JO de Barcelone. 48'83'' et Perec devient Marie-Jo pour tout les Français. Elle remporte son premier titre olympique, il y en aura deux autres, quatre ans plus tard à Atlanta.

Marie Jo Perec
Marie Jo Perec © Reuters

Les enfants d'Inter n'ont pas remporté de médailles mais le droit de parler sur nos ondes. Certains y sévissent encore d'ailleurs.

Roland Dhordain, notre père à tous, crée cette émission en septembre 1991. Il s'agit tout simplement d'un concours radiophonique, une sorte de "Nouvelle Star", mais pour dénicher de nouveaux talents du micro. Chaque candidat doit affronter plusieurs épreuves : présentation, improvisation, test de culture radiophonique et réalisation d’une maquette. Lors de l’été 1992, les lauréats de la saison amenèrent une touche de folie dans la grille des programmes, par le biais de trois émissions inattendues. Par exemple Kotidien, le retour avec les virgules sonores de Fabienne Guedy soulignant l'absurdité du quotidien.

Les enfants d'Inter eurent deux saisons. Parmi les voix révélées par l'émission, on peut citer Sophie Loubière, Sandrine Mercier et Hervé Pauchon.

Ça n'a rien à voir

En 1991, France Inter s'offre un nouveau slogan que l'on doit à Pierre Bouteiller, directeur de la station depuis plusieurs mois. Un slogan décliné tout d'abord sur des affiches, puis, en 1992 à la télévision et au cinéma dans une série de spots.

Caresses et bise à l'oeil

Bernard Lenoir
Bernard Lenoir © Radio France / Christophe Abramowitz

Feed Back, On the rock, Les Inrockuptibles, C'est Lenoir... Bernard Lenoir aurait pu être un "enfant d'Inter", mais il était déjà un enfant du rock.

Grâce à lui, deux générations d'auditeurs d'Inter ont peaufiné leur culture musicale.

Le 25 février 1992, il lance les Black Sessions. Un studio, un public, un groupe et la magie du direct... Une alchimie parfaite qui va durer près de 20 ans et accueillir la crème de la crème de la scène rock indépendante.

Le 17 novembre 1992, Lenoir reçoit Jarvis Cocker et Pulp

Aux Black Sessions (en direct et en public) s'ajouteront des White Sessions (sans public et en différé)

Le troisième mensonge
Le troisième mensonge © Radio France

Le Livre Inter 1992 est attribué à Agota Kristof pour Le troisième mensonge .

Je suis en prison dans la petite ville de mon enfance. Ce n'est pas une vraie prison, c'est une cellule dans le bâtiment de la police locale, un bâtiment qui n'est qu'une maison comme les autres maisons de la ville, une maison à un seul étage.

Cette année-là le jury était présidé par Hector Bianciotti

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