Dans l'exposition Charlie Hebdo, la partie consacrée aux auteurs
Dans l'exposition Charlie Hebdo, la partie consacrée aux auteurs © Radio France

Montée en un temps record par Jean-Pierre Mercier, de la Cité de la BD, une exposition à Angoulème présente, en 300 documents dont quarante "unes", l’évolution de Hara-Kiri à Charlie Hebdo.

Et démontre que le journal de Cabu et Wolinski a toujours tapé sur tout le monde : hommes politiques, religions de tous bords. Pas triste, elle montre le talent des équipes du journal satirique.

Ironie du sort, cette exposition très intelligemment pensée par Jean-Pierre Mercier, son commissaire, a pu se concrétiser grâce à la censure dont Charlie Hebdo était la victime régulière. Une partie du fonds du musée de la BD est, en effet, issue des documents que conservait la commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse créée en 1949.

Les explications de Jean-Pierre Mercier :

Cette exposition fait partie des commémorations du festival, qui a refusé malgré la demande du Président du jury, d’attribuer le Grand Prix à Charlie Hebdo, mais a accepté de créer un grand prix spécial Charlie Hebdo.

Dans l'exposition Charlie Hebdo, la partie consacrée aux auteurs - Honoré
Dans l'exposition Charlie Hebdo, la partie consacrée aux auteurs - Honoré © AD/France Inter

Le Festival avait déjà ouvert un Album photos sur sa page Facebook (Nous sommes Charlie) avec tous les dessins collectés depuis l’attentat au siège du journal satirique. Une quarantaine de unes ont été placardées dans la ville.

Des kakémonos (banderoles verticales sur la photo) avec les noms des dessinateurs assassinés ont déjà été affichés sur la mairie d'Angoulême

Mercredi, une large banderole a été déployée sur la façade de l'hôtel de ville (« Rapprochons nous du dessin pour que le dessin nous rapproche») et le dimanche 1er février, une place d'Angoulême sera rebaptisée « Place Charlie Hebdo» .

Voir plus d'images de l'exposition :

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