Invité des "Lumières dans la nuit" d'Edouard Baer à l'occasion de la parution de son 12e roman "Les Cigognes sont immortelles", l'écrivain Alain Mabanckou nous a livré un plaidoyer poétique, onirique et vibrant pour la paix sur la terre des hommes de bonne volonté.

Alain Mabanckou (ici en septembre 2016) : son 12ème roman, "Les Cigognes sont immortelles" est en lice pour le Prix Renaudot 2018
Alain Mabanckou (ici en septembre 2016) : son 12ème roman, "Les Cigognes sont immortelles" est en lice pour le Prix Renaudot 2018 © AFP / Joël Saget

Alain Mabanckou est un homme qui abolit les frontières : une enfance à Pointe-Noire, des costumes du 18e arrondissement de Paris, un enseignement en Californie...  Dans la pénombre et le silence ouaté du studio d'Edouard Baer, il a dimanche soir élevé sa voix pour rappeler - à sa façon - que la Terre est à tout le monde, et que nous sommes tous frères.

Plaidoyer pour la paix

« Tout se confond dans le voyage. Il faut toujours confondre les vies, jamais avoir de monotonie dans son existence. Lorsque je me couche, je ne sais pas dans quel pays je me retrouve. Ce qui compte à la fin, ce sont les gens que l'on rencontre. (...)
La question même de l'exil, de l'identité a été réglée depuis longtemps. Et nous on passe notre temps à caqueter, à faire des bonds de kangourous alors que les autres ont tout inventé.
La géographie ne sert à rien si il n'y a pas des hommes qui se rencontrent. On a déjà vu des montagnes se chamailler entre elles ? Ce sont les hommes qui créent les combats de montagnes ! Peut-être même que les cyclones s'énervent parce qu'il y a trop de bruit sur la terre ferme... » 

Ne pas vivre par procuration

« Le meilleur lieu est celui qui peut héberger vos rêves et vous donner la liberté de l'imaginaire. Je veux vivre mes rêves, ici et maintenant. Et peu importe la définition de l'ici et du maintenant. Les gens qui vivent par procuration repartent souvent à quatre pattes avec leurs rêves.

Il faut faire quelque chose, pas toujours être "en train de" faire. Soit vous faites, soit vous ne faites pas. Et si vous êtes en train de faire, alors taisez-vous et donnez-nous le résultat. (...) Je ne porte plus de masque, je parle tel que je suis : je suis à prendre ou à laisser. »

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Alain Mabanckou

Par "Lumières dans la nuit", Edouard Baer

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