Ce mercredi sort le film adapté d'une série de jeux vidéo initiée il y a presque dix ans par le géant français Ubisoft. Un précieux bébé que l'éditeur a couvé avec soin.

Image extraite du film "Assassin's Creed" (2016) avec Michael Fassbender dans le rôle titre
Image extraite du film "Assassin's Creed" (2016) avec Michael Fassbender dans le rôle titre © 2016 Twentieth Century Fox

Assassin's Creed, c'est d'abord le premier long-métrage produit par sa branche Ubisoft Motion Pictures, créée en 2011 avec pour objectif d'étendre les univers des jeux de la maison à la télévision et au cinéma. Si le film est une coproduction (en partenariat avec d'autres sociétés plus implantées dans le monde du cinéma), Ubisoft a le "final cut", autrement dit l'entreprise garde le contrôle de sa licence et du contenu du film.

Il faut dire qu'adapter un jeu vidéo au cinéma (et surtout, en faire un bon film) n'est pas simple. Le plus souvent, les adaptations sont réalisés en achetant simplement la licence, le "nom" d'un jeu et en l'adaptant sans aucune intervention de la part des créateurs de l’œuvre originale. Au fil des années, le résultat a souvent oscillé du médiocre au désastreux. Peut-on vraiment adapter un jeu vidéo au cinéma, et en faire un bon film ?

Karim Debbache s'est penché sur la question dans sa chronique de cinéma, Crossed :

L'intrigue du jeu vidéo seule, souvent, est beaucoup plus simple que ce qu'on a l'habitude de voir au cinéma. Ce qui est tout à fait logique parce que les outils utilisés pour transmettre des émotions et des sensations au joueur passent aussi par l'expérience de jeu. Si on se contente de regarder le jeu vidéo comme on regarderait un film, forcément, ça fait un film plus pauvre.

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Justement, pour la première fois, c'est ici l'éditeur du jeu lui-même qui a eu la main sur l'élaboration du scénario, le casting, le tournage. Ubisoft assure que cela permettra une plus grande fidélité aux jeux (pour convaincre les amateurs), tout en espérant attirer vers les jeux vidéo un nouveau public cinéphile mais non-joueur. Bref un pari osé, mais sous contrôle.

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