Partout en France, les services des Archives organisent une Grande Collecte d'archives sur la vie des femmes. Elles ouvrent leurs portes le 9 juin pour permettre à toute personne de déposer des documents anciens.

Archives du Centre d’études et de formation du Service social du travail. Monographie « Le métier de régleuse dans l’horlogerie » (1948).
Archives du Centre d’études et de formation du Service social du travail. Monographie « Le métier de régleuse dans l’horlogerie » (1948). © Archives Nationales

À l’occasion de la Journée internationale des archives et de la Grande collecte 2018, les services des Archives souhaitent enrichir les collections sur tous les parcours de vie des femmes en France du XIXe siècle à nos jours. 

Le 9 juin, partout en France, chacun pourra rencontrer des archivistes et se renseigner sur les modalités des dons de documents personnels, conservés dans les familles et chez les particuliers. 

Archives nationales, départementales, municipales, tout le réseau est mobilisé pour permettre à tous de venir déposer des documents. L'accent est mis sur les archives concernant le travail des femmes, mais cela s'étend facilement aux conditions de vie des femmes, et à leur place dans la société.

Atelier de montage de petits réveils / Centre d’études et de formation du Service social du travail.
Atelier de montage de petits réveils / Centre d’études et de formation du Service social du travail. / Archives Nationales

Sur le site de Pierrefitte-sur-Seine, les Archives nationales poursuivent leur cycle Aux Archives, citoyennes ! en proposant des débats et des rencontres réunissant des politologues, des juristes, des historiennes et des archivistes qui viendront parler de l’histoire des femmes au travail et du travail et des femmes. 

Les femmes manquent aux archives

Les Grandes Collectes, initiées en 2013 autour de la Grande Guerre par le ministère de la Culture, sont l’occasion de compléter les fonds conservés dans les services publics d’archives, par des dépôts et des dons privés. 

À l'occasion d'un rapport rendu à la ministre de la Culture et de la Communication en février 2017, l’historienne Françoise Thébaud a fait le constat que les archives de femmes manquent pour écrire leur histoire. 

Collecter des archives de femmes relève aujourd’hui d’un double enjeu scientifique et démocratique.

Pendant la guerre, 1939/1940, archives Le Petit Parisien. L'apprentissage de la soudure dans une école spécialisée
Pendant la guerre, 1939/1940, archives Le Petit Parisien. L'apprentissage de la soudure dans une école spécialisée / Archives Nationales

À travers cette collecte, les chercheurs espèrent voir apparaître des documents indispensables pour écrire l’histoire de demain. 

Cet appel s’adresse donc à toutes les femmes qui travaillent ou ont travaillé, dans une entreprise ou chez elles, aux champs ou à l’usine, à l’école ou à l’université, dans la recherche ou sur une scène.

Tous ceux qui ont conservé à titre personnel, professionnel ou associatif  des archives sont incités à en faire don aux collections publiques. Qu'il s'agisse de documents ou diplômes universitaires, de témoignages de la vie agricole, d'activités militantes ou familiales, etc... le champ de la collecte est large, car c'est l'Histoire des femmes qui semble être incomplète. 

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