Après Manu Dibango, Tony Allen et Idir, le guinéen Mory Kanté s’est éteint ce vendredi matin. Il avait 70 ans. Auteur du tube “yéké yéké” sorti en 1987. Mory Kanté aura contribué à populariser la musique africaine et guinéenne à travers le monde.

Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté est décédé vendredi à l'âge de 70 ans dans un hôpital de Conakry
Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté est décédé vendredi à l'âge de 70 ans dans un hôpital de Conakry © AFP / Attila KISBENEDEK

La musique de Mory Kanté était métissée, inspirée de la salsa cubaine, de l'électro et du rock anglo-saxon. Quand la musique africaine explose partout dans le monde dans les années 80, Mory Kante est déjà depuis longtemps l’un des plus fameux ambassadeurs de la world music.

Formé à l’institut des arts de Bamako au Mali, il est repéré à l’age de 21 ans par le saxophoniste du groupe de Salif Keita, Issu d’une famille de chanteurs et de poètes, le guinéen, très vite, impose son style, entre musique traditionnelle et modernité.

Surnommé le griot électrique

Sacré "voix d’or" au Nigeria en 1976, numéro 1 dans le monde avec son tube "Yeke Yeke" 10 ans plus tard, il décroche en France un disque d’or et une victoire de la musique en 1988, pour le meilleur album francophone. 

Nommé en 2001, Ambassadeur de bonne volonté de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture Mory Kanté n’a jamais hésité, en marge de la musique, à utiliser son nom et ses moyens pour soutenir différentes causes : la lutte contre la précarité des jeunes, dans sa ville natale de Conakry ou encore la famine en Éthiopie, aux cotés de Manu Dibango, disparu en mars dernier.

Sur Twitter, le président guinéen Alpha Condé a rendu hommage à celui que l’on surnommait le griot électrique, saluant "un parcours exceptionnel" et "une fierté" pour son pays. 

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