Olivier Py, le directeur du Festival d'Avignon
Olivier Py, le directeur du Festival d'Avignon © Stéphane Capron

La 68e édition du Festival d'Avignon a bien eu lieu en dépit des menaces d'annulation liées au conflit des intermittents du spectacle, mais les pertes se montent à 300.000 euros.

Douze représentations ont été annulées pour cause de grève et deux pour intempéries. La vente des billets a souffert des craintes d'annulation, mais la fréquentation a atteint tout de même 90% contre 95% en 2013. .

La "malediction" de 2003, ou le Festival avait tout simplement dû été annullé, ne s'est pas reproduite.

Olivier Py, le nouveau patron d'Avignon, bien qu'en accord avec les revendications des grévistes, n'a cessé de répéter qu'un artiste devait jouer :

Le festival a eu lieu, grâce à l'effort collectif des salariés qui se sont battus pour qu'il ait lieu, et grâce au public, qui n'a pas lâché dans une situation extrêmement difficile.

Trois journées de grève ont eu lieu les 4, 12 et 24 juillet, à l'appel de la CGT-Spectacle et de la Coordination des intermittents et précaires, en lutte contre la nouvelle convention chômage qui durcit les règles d'indemnisation des intermittents. La mobilisation a atteint un pic le 12 juillet, avec neuf représentations annulées. Le 24 juillet, le personnel a voté contre la grève et une seule représentation a été annulée et reporté.

Un festival très politique pour Olivier Py, interrogé par Stéphane Capron

Olivier Py demande maintenant à " l'Etat de prendre ses responsabilités". Face aux pertes financières, le directeur du festival demande où il doit couper. Dans l'action sociale (un travail important est mené avec les collèges et lycées notamment) la production des spectacles, ou un mettant en place festival plus court.

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