Alors que la nouvelle revue dessinée numérique « Mâtin, quel journal ! » devait paraître en juin, la maison d’édition Dargaud a avancé sa publication au 15 avril pour que les confinés puisse en profiter. La promesse ? Un peu de planète en humour et en dessin tous les matins sur Instagram.

Capture écran des premiers posts de Mâtin quel journal sur Instagram
Capture écran des premiers posts de Mâtin quel journal sur Instagram © .

« Les ados arrêtent de lire de la BD après 15 ans. Avec Mâtin !, on veut leur montrer qu’il est possible de continuer à rire et à s’informer sur des sujets qui leur tiennent à cœur, comme l’écologie » explique Clotilde Palluat, la jeune trentenaire motivée, en charge du projet de revue dessinée numérique depuis neuf mois. Pour cela, elle s’est entourée d’un collectif d’auteurs (rémunérés à la pige) qu’elle a recrutés dans des écoles de graphistes (Emile-Cohl et Estienne) mais aussi en surfant sur Instagram. Parmi eux Mikan Key, Florent Gobet, Maïté Robert et Eva Roussel… 

Un programme éclectique autour de l'écologie

Ce n’est pas la première fois qu’une BD s’installe sur les réseaux sociaux – cf. le fabuleux, ÉTÉ , L'Homme le plus flippé du monde ou encore Walled In (sur le Mur de Berlin). 

Au menu de cet attrape-jeunes (et moins jeunes) on trouvera sous forme de strip de 10 cases maximum (c’est la limite imposée par le réseau social), des reportages d’actualité (Les platistes, les terrasses chauffées..), des récits, des gags, des témoignages, des feuilletons… 

Les thèmes empoignés ? La procrastination écologique (écolo on aimerait bien, mais pas facile avec Netflix sur ses écrans et Mc Do en bas de chez soi… par Maité Robert), les catastrophes environnementales (« C’est la cata » par Sonia Deschamps et Clément Paurd), mais aussi le regard moqueur de Bouzard sur le yoga à distance, des portraits de personnes qui font bouger le monde par Mikan Key. 

Portait de Jack Harries par Mikan Key
Portait de Jack Harries par Mikan Key / Mâtin quel journal !

Sans oublier de petites leçons de permaculture avec Marie Boiseau, ou encore des interrogations sur le féminisme et l’écologie par un détour sur la sorcellerie. On a hâte de lire ce que  l'autrice Garage Deloffre a concocté comme « cartes de désaveux » - des fausses cartes de vœux qui vous souhaitent les pires des choses dans des décors fleuris et mignons. 

Le nom « Mâtin !» (mazette) vient du magazine de BD Pilote et de son sous-titre mythique « Pilote, mâtin quel journal ». Une façon d’assumer une filiation d’impertinence avec le journal mais aussi avec la collection humoristique Poisson pilote qui, à l’aube des années 2000, avait recruté les talents de la BD d’aujourd’hui.

=> Rendez-vous ici pour vous abonner à Mâtin sur Instagram. Vous pouvez aussi y suivre les mots clefs #morningroutine, #morningstrip et #morninglaterre.

Strip Mamie Matin de Tiphaine de Coitet
Strip Mamie Matin de Tiphaine de Coitet / Mâtin quel journal
Strip Mamie Matin de Tiphaine de Cointet
Strip Mamie Matin de Tiphaine de Cointet / Mâtin quel journal !
Strip de Mamie Matin de Tiphaine de Cointet
Strip de Mamie Matin de Tiphaine de Cointet / Mâtin quel journal !

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