Yann Le Quellec publie avec Romain Ronzeau et Thomas Cadène "Les Amants d'Hérouville" (Delcourt), une passionnante bande dessinée. Très fouillée, elle ressuscite avec habileté l'incroyable parcours du musicien disparu en 1984.

Détails de la couverture de la BD Les Amants d'Hérouville de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau
Détails de la couverture de la BD Les Amants d'Hérouville de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau © Delcourt

Compositeur de nombreuses musiques de films, dont celle des Tontons flingueurs ou d'Angélique, marquise des Anges, Michel Magne est à l'origine des célèbres studios d'enregistrements d'Hérouville qui virent défiler David Bowie, Elton John ou les Bee Gees en pleine campagne du nord de l'Île-de-France.  

Un article de journal de 1971 à l'origine de l'envie d'écrire "Les Amants d'Hérouville" 

Yann Le Quellec : "Dans un article de journal de 1971, un journaliste décrit son arrivée dans le petit village d'Hérouville dans le Vexin français, au lendemain du concert donné par les Grateful Dead dans le château de Michel Magne. Le groupe est à l'époque l'une des figures majeures de la scène psychédélique.  

Pour cette représentation exceptionnelle, le musicien Michel Magne avait invité dans son château tous les paysans du village et organisé une fête incroyable, d'autant plus démente que les Grateful Dead avaient "pimenté" les breuvages de LSD. Une "communion" avait alors eu lieu entre des paysans et le groupe californien. Cela m'a donné envie d'en savoir plus sur cet artiste incroyable à la personnalité hors du commun."  

Un musicien quasi autodidacte 

YLQ : " Michel Magne est né en 1930 dans une famille de 8 enfants. Son père est directeur d'une école d'apprentissage. Au départ, Michel Magne s'est formé à la musique de façon assez spontanée. Il a commencé à pianoter avec beaucoup de talent.  

Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il était encore très jeune, il n'a pas pu apprendre la musique. Mais il s'entraînait à jouer en accrochant des casseroles à des chats - un côté expérimental que l'on retrouvera plus tard dans ses symphonies.  

À l'école, c'est un cancre absolu et un élève très dissipé. Mais un de ses professeurs décèle son génie musical. Il convainc ses parents de le laisser devenir musicien.  

À 15 ans, Michel Magne devient professionnel et entame une formation classique, notamment auprès d'Olivier Messiaen. Ce qui lui a donné les bases pour déployer son talent dans plusieurs directions : la musique d'avant-garde, la composition de musiques de film, et plus tard  le studio d'Hérouville."  

Michel Magne en 1977
Michel Magne en 1977 © Getty / Sophia MORIZET/Gamma-Rapho

La musique d'avant-garde  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

YLQ : "Quand Michel Magne arrive à Paris à 20 ans, il se lance dans la carrière de musicien d'avant-garde. Il s'intéresse à plusieurs champs d'expérimentation.  

Le premier concerne les impacts de la musique sur le corps. Avec des acolytes, il travaille en laboratoire, sur les conséquences corporelles des infrasons. Il expérimente la production de sentiments comme la tristesse, la joie, ou l'excitation sexuelle…  

L'acmé de cette période a lieu lors d'un concert en 1952 à la salle Gaveau, à Paris. Il lance des infrasons devant un public très bourgeois. Les infrasons sont tellement forts que les spectateurs sont pris de coliques. C'est d'autant plus problématique que Michel Magne, par goût de la provocation, a demandé à son frère, capitaine d'une équipe de rugby, de bloquer toutes les issues de la salle.  

Mais les lettristes (courant artistique qui renonce à l'usage des mots et s'attache à la poétique des sons, des onomatopées, à la musique des lettres) et les situationnistes (qui veulent en finir avec la société de classes et la dictature de la consommation) présents dans la salle, notamment Isidore Isou, montent sur scène pour clamer au génie. C'est l'émeute, la bagarre générale.  

Michel Magne est également compositeur de musique contemporaine comme Pierre Schaeffer ou Pierre Henry. Dans les années 1950 et 1960, il travaille par exemple à un disque intitulé "Musique tachiste", dont la pochette est dessinée par Sempé, son ami de Montmartre. 

À l'un de ses concerts, il invite des clochards à faire des "solos de jambon", ou d'autres personnes à casser des assiettes, mais sur une trame symphonique tout à fait sérieuse. C'est sa patte : un côté très iconoclaste sur une base de musique classique. Il est dans la provocation, dans le gag permanent pour provoquer l'institution. Mais il veut aussi expérimenter et sortir des carcans de la musique bourgeoise ou de la haute culture."

Les années Montmartre 

YLQ : "Originaire de Lisieux, où il est né en 1930, Michel Magne monte à 18 ans à Paris pour faire carrière. Très ambitieux, mais sans le sou, il se retrouve à Montmartre en colocation avec un artiste. C'est là qu'il rencontre Françoise Sagan. Ils deviennent très proches, jusqu'à accompagner la jeune romancière à New York au moment de la sortie de Bonjour tristesse.

Ils seront accueillis par Elvis Presley, ou Tennessee Williams. Le musicien passe ses nuits à jouer au piano avec Billie Holiday, Charlie Parker...  

À Paris aussi, il multiplie les rencontres. Drôle, extravagant, de tous les bons coups et dans l'air de l'époque, il se lie d'amitié avec Boris Vian. Il commence à travailler avec Juliette Gréco, mais également avec Mouloudji et bien d'autres. C'est son versant compositeur de pop."  

La musique de films pour pouvoir vivre 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Michel Magne : 

Pour qu'une musique soit bonne, il faut qu'elle s'adresse simultanément à la tête, au cœur et à l'entrejambe.

YLQ : "Michel Magne doit sa renommée à sa carrière de compositeur de musiques de film. Il a écrit les bande-originales de succès comme Angélique, marquise des Anges, Fantômas, Les Tontons flingueurs, Compartiment tueurs de Costa-Gavras, Don Juan 73, de Roger Vadim, Les Misérables de Michel Magne Ses musiques pour le cinéma sont très accessibles.  

Il devient l'un des grands compositeurs internationaux de musiques de film, alors qu'à l'origine, il est entré dans ce domaine pour des raisons alimentaires. Mais il se l'est approprié et a trouvé moyen d'y exercer sa liberté. 

Le meilleur exemple est sa collaboration avec Jean Yanne. Dans des films comme Moi y en a vouloir des sous, Michel Magne passe de la bossa nova au rock'n roll, du Boogie-woogie à la musique symphonique. La liberté totale de ses créations correspond au côté à la fois facétieux, et multifacettes de son inspiration. Son talent lui a valu d'être nommé aux Oscars pour Gigot, le clochard de Belleville, de Gene Kelly (1962)."  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

L'aventure d'Hérouville 

YLQ : "En 1962, Michel Magne a 32 ans. Il habite à Versailles, est marié et père d'un enfant en bas âge. Alors qu'il doit se trouver un nouveau logement, il croise son ami le peintre Jean-Claude Dragomir, qui travaille dans une bâtisse à l'abandon dans le Vexin. Le "château d'Hérouville", comme le surnomment les riverains, est réputé pour avoir abrité les amours illégitimes de Frédéric Chopin et de George Sand. Mais le bâtiment est en ruines.  

Michel Magne voit grand et n'a pas froid aux yeux. Il entreprend de restaurer de façon absolument magnifique le château grâce à l'argent gagné avec les musiques de films. Son père, compagnon du Tour de France, l'aide à trouver des ouvriers de grand talent, et hauts en couleurs.  

La bâtisse ressemble à un château avec un très beau parc. Elle est restaurée en 1964/65. Michel Magne s'y installe et donne des réceptions très fastueuses. Le Tout-Paris du cinéma et de la musique vient passer le week-end à Hérouville pour des fêtes grandioses. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Jusqu'à une nuit de 1969 où le château brûle." 

L'Incendie d'une aile du château à l'origine du studio 

L'incendie du château d'Hérouville dans "Les amants d'Hérouville" de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau
L'incendie du château d'Hérouville dans "Les amants d'Hérouville" de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau / Delcourt/mirages

YLQ : "On n'a jamais trouvé la cause du sinistre. Michel Magne perd dans l'incendie l'ensemble de ses bandes magnétiques. Tout son travail de compositeur de musiques de films et de musique d'avant-garde brûle. Le musicien sombre dans la dépression. Sa femme le quitte. 

Mais le compositeur décide que le château doit renaître de ses cendres. Il imagine pour le lieu un projet encore plus grandiose. Michel Magne prend le pari de réussir à faire venir les plus grands artistes du monde dans ce petit village isolé d'une centaine d'habitants à 40 km de Paris. Il imagine que des stars viendraient pour enregistrer leur album. Il crée le premier studio résidentiel.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Michel Magne est un boxeur… Le château a brûlé mais il ne se résigne pas à perdre. Il veut en sortir par le haut. Il y a cette énergie-là. Ensuite, pour son travail de compositeur, il a besoin d'un outil technologique sophistiqué et coûteux. Il se dit qu'il abaisserait les coûts s'il mutualisait un studio avec d'autres artistes.  

Le troisième élément à l'origine de la création du studio tient à la personnalité hors du commun de Michel Magne. Il sait bien recevoir les artistes. En 1971, le groupe Grateful Dead est hébergé au château. Il doit participer à ce qui devait être le Woodstock français à Auvers-sur-Oise. Ce concert n'aura pas lieu pour cause d'intempéries. Mais le groupe californien décide d'improviser un concert chez Michel Magne. Les musiciens jouent devant les paysans des alentours. Ce moment mythique place Hérouville, sur la carte des studios où il faut aller.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Le jeune Elton John 

YLQ : "La personne suivante à venir à Hérouville est Elton John. Il est alors un jeune musicien britannique prometteur mais peu connu. Il vient enregistrer Honky Château, un album incroyable nourri de l'énergie d'Hérouville et des facéties de Michel Magne. Le maître des lieux fait croire à Elton John que les fantômes de George Sand et de Chopin hantent le château. Et la nuit, il lui fait entendre des bruits de chaînes. 

Ce décorum, la scénographie, et toute la folie d'Hérouville créent une ambiance et une énergie extrêmement spécifiques. Elles marquent la vie de tous les artistes, comme David Bowie, Elton John, Iggy Pop, MC5, T-Rex et bien d'autres." 

Les "fantômes" d'Hérouville pour effrayer Elton John dans "Les amants d'Hérouville" de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau
Les "fantômes" d'Hérouville pour effrayer Elton John dans "Les amants d'Hérouville" de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau / Delcourt

David Bowie et sa "China girl "

YLQ : "Les studios d'Hérouville ouvrent d'abord en 1971 avec un premier studio, le George Sand, puis un deuxième, le studio Chopin. Et là, les artistes se succèdent. David Bowie va venir deux fois pour l'album de reprises Pin ups puis, en 1976, pour Low, le premier album de la trilogie berlinoise, qui fut pourtant bien enregistré à Hérouville.

La même année, David Bowie écrit pour et avec Iggy Pop China Girl dont le titre a été inspiré par la compagne de Jacques Higelin, Kuelan Nguyen à qui Michel Magne avait prêté la bergerie contiguë au château. La chanson deviendra un tube planétaire."  

Une équipe nombreuse 

YLQ : "Dans les studios, une équipe nombreuse travaille. Pour les ingénieurs du son, il y a deux périodes phares : la première Dominique Blanc-Francard, un excellent producteur qui contribue beaucoup au succès d'Hérouville. Puis après le départ de Michel Magne en 1974, lui succède Laurent Thibault qui enregistrera Bowie et Iggy Pop… 

Une autre figure emblématique d'Hérouville est le cuisinier Serge Moreau. C'est un ami de la période montmartroise de Michel Magne. 

Un personnage haut en couleurs qui prépare à manger en déclamant des poèmes pour les artistes en résidence.

Il y a aussi bien sûr, des secrétaires et toute une intendance pour préparer les chambres, car les invités sont extrêmement bien traités. Michel Magne ne regarde absolument pas à la dépense. C'est d'ailleurs ce qui va le perdre : c'est un artiste et un entrepreneur extraordinaire, mais un piètre gestionnaire."  

Davide Bowie à Herouville avec Michel Magne dans "Les amants d'Hérouville" de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau
Davide Bowie à Herouville avec Michel Magne dans "Les amants d'Hérouville" de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau / Delcourt Mirages

Un problème de gestion à l'origine de sa chute 

YLQ : "Comme la gestion n'intéressait pas du tout Michel Magne, il se met en quête de quelqu'un qui pourrait gérer les studios pour lui. Pour cela il fait affaire avec son principal concurrent, Yves Chamberland, des studios Davout, Malheureusement, les deux hommes ne se sont pas du tout entendus. La situation a très vite dégénéré en procès.  

C'est le début du cauchemar pour Michel Magne. Il doit quitter son château. Mis en faillite personnelle, il perd les droits d'exploitation de ses propres bandes magnétiques. De ce moment date sa descente en enfer, notamment psychique.  

Rien ne le prédisposait, dans son milieu social, à devenir un artiste et à côtoyer les plus grandes stars de l'époque. Michel Magne est quelqu'un qui a inventé sa vie en permanence. Comme Don Quichotte, il a voulu faire advenir ce à quoi il croyait. De la réalité, il ne voyait parfois que ce qu'il voulait voir. Et en même temps, il transformait la réalité pour qu'elle rejoigne son rêve.  

Le problème, c'est que, parfois, la réalité résiste et est très difficile à avaler. Et quand son château lui échappe quelques années après le premier coup de massue de l'incendie, quelque chose dans sa foi et dans son énergie se fissure en lui." 

La jeune muse : Marie-Claude Magne   

YLQ : "Le fil conducteur de l'histoire des Amants d'Hérouville est l'histoire d'amour entre Marie-Claude Calvet et Michel Magne. Elle a 17 ans lorsqu'elle le rencontre en faisant de l'auto-stop. Une Porsche blanche s'arrête, un homme en noir en descend : c'est Michel Magne. Il a besoin d'une baby-sitter pour ses enfants. Elle va les garder, puis rester au château et épouser le propriétaire. Leur mariage était totalement fantasque.  

C'est une grande histoire d'amour. Il est épris de Marie-Claude pour sa beauté. Et elle lui apporte une forme de légèreté, d'insouciance dont il est dépourvu. Michel Magne est quelqu'un de très angoissé malgré les apparences. Comme beaucoup d'artistes, c'est un vampire : il se nourrit du sang de la création et de la jeunesse. Et il a besoin de rester en contact avec l'époque. D'être avec une femme aussi jeune va lui apporter tout ça." 

Marie-Claude Magne dans Les amants d'Hérouville de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau
Marie-Claude Magne dans Les amants d'Hérouville de Yann Le Quellec et Romain Ronzeau / Delcourt/Mirages

L'après Hérouville et le suicide 

YLQ : "Après ses mésaventures d'Hérouville, Michel Magne veut continuer à se battre. Mais le terrain judiciaire n'est pas le sien. Il devient un peu fou et et se sent très vite abandonné. Il part dans le sud de la France, à Saint-Paul de Vence, près des artistes Arman et César. Comme il ne peut plus exploiter les bandes magnétiques de ses œuvres encore en sa possession, il décide d'en faire des compressions, des œuvres d'art qu'il vend dans les musées.  

Puis, au début des années 1980, il revient à Paris pensant retrouver les réalisateurs avec lesquels il avait travaillé. Mais il s'aperçoit que Jean Yanne a engagé son assistant pour écrire ses musiques et qu'on l'a un peu oublié.  

En 1980, il écrit son autobiographie, L'amour de vivre. Et, en 1984, il se suicide. On retrouve là les deux faces d'une même énergie. À la fois cette pulsion de vie incroyable et géniale qui, quand elle est sublimée de façon positive le porte dans ses projets et, en même temps, une pulsion de mort qui le conduit au suicide. Quand à un moment donné, il n'a plus la main, il se fracture. Et s'empoisonne aux barbituriques." 

Michel Magne, un homme emblématique des Trente glorieuses 

YLQ : "De mon point de vue, Michel Magne est emblématique des Trente Glorieuses. Né en 1930, il a 15 ans à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il découvre le jazz, est ami avec Boris Vian. Il se lance dans la musique d'avant-garde avec ses expérimentations. Et il monte son premier groupe électronique en 1951 ! Et puis, dans les années 1960 il devient compositeur pour des films à une époque où le cinéma se développe énormément. Dans les années 1970, Michel Magne a tout : le château, l'argent, les contacts. Et sa créativité est à son sommet. 

Il perçoit aussi très bien ce mouvement des années 1970 vers plus de liberté. Un mouvement qu'il accompagne, et qu'il nourrit. D'une certaine façon, il meurt avec les années 1980. C'est le début des synthés, mais il n'est plus jeune. Il est moins à l'avant garde et c'est quelque chose auquel il ne se résout pas.  

Les Amants d'Hérouville nous parle aussi d'aujourd'hui. Cette histoire date d'il y a quelques années, mais elle nous paraît tellement loin ! Cette liberté, cette capacité à faire exploser les barrières entre les arts... Mais cette trajectoire nous ramène aussi à nos propres empêchements et à notre capacité à les transcender."

Un double héritage 

YLQ : "Le premier héritage de Michel Magne est son corpus de musiques de films, qui font partie du patrimoine culturel. Dans le domaine de la musique électronique, la french touch, avec notamment le groupe Air, revendique s'être nourrie de son éclectisme. Ces groupes s'inspirent de son envie de créer des choses à la fois très populaires et très innovantes."  

ALLER PLUS LOIN 

=> Confinement : dix bandes dessinées et plus pour s'évader