Les animaux ont toujours fasciné les artistes , mais les représentations qu’ils en ont livrées ont évolué avec le temps. C’est à la Renaissance que s’est construit un nouveau rapport entre l’homme et la nature . A la faveur des grandes explorations, des animaux exotiques sont découverts et massivement importés en Europe. Dès lors, artistes et savants éprouvent le besoin nouveau d’observer, de décrire les espèces de la manière la plus précise possible et de transmettre leur émerveillement. Alors qu’au Moyen Age l’animal était surtout investi d’une signification symbolique, morale, religieuse, il est désormais regardé pour lui-même. Le naturalisme –scientifique et esthétique devient le moyen de traduire l’animal dans sa vérité et sa beauté . L’homme n’est donc guère présent dans les oeuvres exposées. C’est l’animal qui en est le seul et unique sujet.

Selon l’époque, les artistes ont pris pour modèles les animaux dont ils ont pu disposer, aussi bien les pensionnaires vivants des ménageries privées puis des zoos publics que les spécimens morts, naturalisés ou séchés, conservés dans les cabinets de curiosités puis les musées d’histoire naturelle. Ils ont suivi les progrès de la science, notamment de la zoologie et de la médecine vétérinaire. Peu à peu se sont mises en place des habitudes de représentation, se sont constitués des répertoires, fort utiles dès lors qu’il s’agissait d’insérer des animaux dans des scènes bibliques ou mythologiques.

De nombreux artistes se sont spécialisés dans l’art animalier , ont dessiné, peint ou sculpté non seulement des types, mais aussi des individus. Ils sont allés jusqu’à appliquer aux bêtes les codes du portrait, où la ressemblance physique, l’acuité psychologique ont leur importance . De plus, certains artistes célèbres, à la présence parfois inattendue, se sont intéressés à ce thème et ont créé des oeuvres atypiques, qui nous invitent à nous interroger sur la prétendue laideur de certaines espèces et à remettre nos phobies en question.

Animal Locomotion, Eadweard Muybridge (1830-1904)
Animal Locomotion, Eadweard Muybridge (1830-1904) © Service presse Réunion des musées nationaux -Grand Palais (Musée d’Orsay)

Dans la mesure du possible, l’espèce des animaux représentés est précisée dans le cartel descriptif et explicatif qui accompagne chacune des œuvres (nom vernaculaire en français, suivi du nom savant en latin). Dans certains cas est indiqué, entre parenthèses, le risque d’extinction de l’espèce , tel qu’il figure dans la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), de « quasi menacé » à « éteint ».

Crédit affiche © Affiche Réunion des musées nationaux – Grand Palais

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