Invité de l'émission Boomerang d'Augustin Trapenard à l'occasion de la sortie de son nouveau livre : "... mais la vie continue", le journaliste a choisi pour sa carte blanche d'écrire un texte sur le vaccin et ses effets secondaires supposés.

Bernard Pivot à Madrid en juin 2019
Bernard Pivot à Madrid en juin 2019 © AFP / Oscar Gonzalez / NurPhoto

Bernard Pivot : "Naguère, quand un jeune homme se voyait refuser un avantage, il s'exclamait indigné : "Oh, mais je suis majeur et vacciné !" Cette expression n'est plus employée. Elle signifiait que le jeune homme s'estimait assez grand pour prendre ses responsabilités. Car il avait la majorité et tous ses vaccins. 

Peut-être l'expression "être vacciné contre" est-elle moins désuète : "Depuis que sa petite amie est partie avec un autre, il se dit vacciné contre l'amour". C’est-à-dire que sa déception sentimentale est telle, qu'il est, pour le moment, immunisé contre le virus de l'amour. 

Les scientifiques n'ont pas encore trouvé les vaccins contre le complotisme, contre la dérision, contre la haine, contre la connerie.

Dans un sondage national, à la question : "Vous feriez-vous vacciner contre la connerie ?", il n'y aurait pas 100% de "oui", parce que les cons voteraient "non".
A la question : "Vous feriez-vous vacciner contre la mort ?", il n'y aurait pas non plus 100% de "oui", parce que certains répondraient "non" à cause des supposés effets secondaires du vaccin contre la mort."

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