Lancé sur Twitter il y a quelques jours, le challenge #BestMuseumBum incite les musées et les visiteurs à poster les images des plus beaux postérieurs vus dans les galeries du monde entier. A Franceinter.fr, nous vous proposons notre propre classement.

Détail d'une statue du musée du Louvre
Détail d'une statue du musée du Louvre © Getty / Godong / Contributeur

Parmi les très nombreuses initiatives lancées ces derniers mois sur les réseaux sociaux pour faire vivre l'art et la culture malgré la crise, il y a eu les défis de reproduction de tableaux pendant le confinement, les concours de peinture (y compris celui co-organisé par France Inter et inspiré des tableaux de David Hockney), voici maintenant le concours du plus beau fessier de musée.  

Lancé par le Yorkshire Museum au Royaume-Uni fin juin, le #BestMuseumBum challenge a un principe simple : chaque musée - ou chaque visiteur - qui le souhaite peut partager, sur les réseaux sociaux, une photo d'un tableau ou d'une sculpture centrée sur... les fesses du modèle. Objectif de l'opération : donner de la visibilité aux institutions culturelles, y compris à de petits musées, et inciter le public à revenir dans les salles d'exposition.  

Le tweet initial du Yorkshire Museum, habitué à lancé des "Curators battle" (batailles de curateurs) sur les réseaux sociaux, a reçu plus d'un millier de réponses. A la rédaction de Franceinter.fr, nous avons donc choisi d'établir une sélection - totalement arbitraire - de 10 fessiers, raplaplas ou callipyges, qui ont attiré notre regard dans l'histoire de l'art.  

10 - "Marcellus" au Louvre 

Que serait une sélection de postérieurs sans quelques statues antiques ? En voici un bel exemple avec cette statue funéraire et honorifique de Marcellus, datée d'environ 20 avant J.C, peu après la mort de ce neveu de l'empereur Octave Auguste. Cette statue de taille quasi-réelle (1,80 m) présente, si l'on se fie aux termes utilisés par le site Brain sur les réseaux sociaux, de bonnes chances pour "le concours mondial du plus joli petit cul".  

9 - Au château de Vitré 

En réponse au défi lancé sur les réseaux sociaux, la ville de Vitré, en Bretagne, a posté cette photo d'une statue présentée au musée du Château de Vitré. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'effectivement ce popotin-là a ses chances.  

8 - "Nu allongé" de Modigliani 

Les figures féminines peintes par Amedeo Modigliani ont ceci de fascinant qu'elles semblent mélanger des influences artistiques venues du monde entier. Ce "Nu allongé" évoque donc aussi bien les odalisques chères aux peintres classiques, que des figures issues de l'art non-occidental.     

7 - "Bain de Soleil" de David Hockney 

Si l'oeil est d'abord attiré par ces courbes qui symbolisent le mouvement de l'eau, il se dirige naturellement vers les fesses de cet homme allongé au bord du bassin. Avec ce petit détail non négligeable : marque du maillot oblige, les fesses sont plus claires que le reste du corps. Par son jeu sur l'eau, tout comme par la mise en scène d'hommes nus – il a souvent représenté et photographié ses amants –, ce tableau de David Hockney est l'un des plus emblématiques de l'artiste. 

6 - "Hercule" par Francesco Pomarano 

Voici encore une icône antique avec, cette fois-ci, une statue représentant Hercule. Créée au XVIe siècle par l'orfèvre italien Francesco Pomarano, cette statuette de buis qui montre un Hercule en plein mouvement, s'apprêtant à frapper avec une batte, appartient à la collection Wallace, à Londres. Et s'il fallait un seul qualificatif pour définir ce postérieur-ci, ce serait : athlétique.  

5 - "Julia" de Vera Moukhina, à la New Tretyakov Gallery de Moscou 

Voici la preuve que l'art moderne et un fessier de qualité ne sont pas incompatibles : cette statue de l'artiste Vera Moukhina joue avec les formes dans cette sculpture sur bois, qui se balade à l'orée des avant-gardes de l'époque.  

4 – "La joueuse de tympanon" au musée des Arts et Métiers 

Lorsqu'elle est présentée telle que Marie Antoinette l'a certainement utilisée, la Joueuse de Tympanon, cet automate musical créé en 1780 par l'horloger Peter Kinzing et l'ébéniste David Roentgne, possède une majestueuse robe dont la légende dit qu'elle aurait été cousue à partir d'une vraie robe de la reine. Mais si vous retirez son vêtement pour admirer le mécanisme, la joueuse de tympanon laisse alors apparaître ses jambes et ses fesses. Cette pièce fait aujourd'hui partie des collections du musée des Arts et Métiers.  

3 - "Hermaphrodite", à Lille... et au Louvre 

Cette sculpture, dont l'original (son auteur.e est inconnu.e) est visible au Louvre à Paris et la copie réalisée par François Milhomme au début du XIXe peut être vue au Palais des Beaux-Arts de Lille, représente Hermaphrodite, personnage méconnu de la mythologie grecque. Fils d'Hermès et d'Aphrodite, ce beau jeune homme a vu son corps uni par les dieux à celui de la nymphe Salmacis, dont il avait refusé les avances. Mi-homme mi-femme, ce personnage aux traits féminins porte donc, si vous faites le tour de la statue, un sexe d'homme.  

2 – Les œuvres de Haris Lithos 

Et si les plus belles fesses étaient... celles qu'on ne voit pas ? L'artiste grec Haris Lithos peint avec des paires de fesses. Vous avez bien lu : il ne peint pas des fesses, il peint avec des fesses. A la manière d'Yves Klein, qui pour ses "Anthropométries" utilisait le corps de ses modèles pour appliquer la peinture sur ses toiles, ce peintre réalise des toiles, aux couleurs vives, sur lesquelles on reconnait distinctement le motif créé par les fesses de ses modèles.  

1 - "Le Violon d'Ingres" de Man Ray 

On n'en voit qu'une petite fraction, de ce fessier-là. Et pourtant, c'est bien "Le Violon d'Ingres", photographie réalisée par Man Ray en 1924, qui a arrive en tête de notre classement. Pourquoi ? D'abord parce que la suggestion, comme nous l'avons dit au paragraphe précédent, joue bien son rôle. Ensuite parce qu'en évoquant les formes d'un instrument de musique à travers la forme du dos de sa muse Kiki de Montparnasse, Man Ray invoque d'autres sens que la vue pour l'appréciation de cette œuvre. Enfin, citer "Le Violon d'Ingres" permet d'évoquer celui qui est à la fois salué et moqué dans cette photo, Jean-Auguste Dominique Ingres et son "Bain Turc", dont les formes des personnages, anatomiquement improbables, fascinaient les artistes surréalistes.  

Hors compétition : "Piggies" de Paul McCarthy 

Personne n'a précisé si cette compétition de paires de fesses était réservée aux humains ou non. Ainsi, on se permet d'ajouter à notre sélection le plus callipyge de tous les fessiers rencontrés au gré de notre pérégrination de ce côté de l'histoire de l'art, qui a la particularité d'appartenir... à un cochon. Cette immense sculpture gonflable, on la doit au très provocateur Paul McCarthy, connu pour son étrange "sapin de Noël" vert installé sur la Place Vendôme en 2014. 

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