Trafic de bébés et de sang, retour de fantômes de l’ère soviétique… Six ans après l'excellente bande dessinée "Little tulip" qui mettait en scène un tatoueur revenu du goulag, le duo Boucq et Charyn récidive avec toujours autant de brio, voire même plus.

Détail de la couverture de "New York cannibals" de Boucq et Charyn
Détail de la couverture de "New York cannibals" de Boucq et Charyn © Le Lombard

New York dans les années 1990. On avait laissé Paul le tatoueur venu du goulag sibérien avec Azami, la fille de Yoko, son amante qui avait réglé son compte à la violente organisation la Kolyma au prix de sa vie. On les retrouve : Paul continue d’exercer son art de tatoueur, et la jeune fille, devenue flic, a pris du muscle. 

Lors d’une arrestation, elle récupère… un bébé dans une poubelle !

Azami décide de le garder. Et c’est Paul qui s’en occupe en partie. Au moment où elle progresse dans une enquête, elle tombe sur une filière de trafic de nouveau-nés.

Six ans après l'excellente bande dessinée, Little Tulip, le duo récidive avec toujours autant de brio. Les ingrédients du polar sont tous là : méchants, poursuites, bagarres, enquêtes… auxquels se mêlent un passé un peu lourd, le retour d’un fantôme, un peu de spiritualité et une critique du capitalisme toujours plus carnassier. 

L’histoire s'accélère, s'éloigne légèrement du tatouage pour arriver aux trafics. Les allers-retours avec le passé au goulag sont finement amenés. Les corps sont au premier plan. Le trait de François Boucq, qui sera l’un des dessinateurs officiels du procès des attentats à Charlie Hebdo, évolue vers encore plus d’efficacité. Palpitant et brillant.

Comment j’ai dessiné "New York Cannibals", la leçon de dessin de François Boucq 

LIRE | quelques planches de New York cannibals

New York cannibals de Boucq et Charyn est publié au Lombard

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