Hier, dans un café du Boulevard Voltaire à Paris, un septuagénaire lève les bras au ciel. "Quelle tristesse, quelle tristesse!" déplore-t-il. C'est ce gros titre du "Parisien" qui le met dans cet état : "Annie Girardot a oublié qu'elle a été actrice".

breve de comtoir
breve de comtoir © G Baselitz
Sa fille, dans un énième livre, évoque sa mère, placée en maison de repos avec son frère. Tous deux sont atteints de la maladie d'alzheimer. La comédienne ferme toujours sa porte à clé, par peur de voir "les boches" débarquer dans sa chambre et elle affirme que leur mère va venir, dixit celle qui vend ses souvenirs à des éditeurs malins. A une table, un trio masculin discute. L'un d'eux avoue: "Récemment, j'ai eu un héritage. Oh, pas grand chose, mais de quoi acheter une toile de Georg Bazelitz. Je suis fan. J'ai accroché le tableau à un mur, mais je me suis vite lassé. Je me suis rendu compte qu'il fallait s'entourer d'oeuvres de ses amis, même de petites choses, pourvu qu'elles rappellent quelqu'un ou un moment important. C'est affectif, un achat! Je me demande bien ce qui motive un collectionneur..."
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