Invitée de la matinale de France Inter, la comédienne s’est indignée de la présence au sein de la nouvelle Assemblée générale des César de Roman Polanski (lié à son statut de membre "historique" de l'association).

Béatrice Dalle à France Inter le 16 septembre 2020
Béatrice Dalle à France Inter le 16 septembre 2020 © Radio France

C’est une brève, à la fin du journal de 7h30 de Sébastien Laugénie, qui a fait bondir l’actrice. La présence, sur la liste des membres de l’Assemblée générale des César, de trois noms qu’on ne pensait pas y retrouver : Alain Terzian, Thomas Langmann et surtout Roman Polanski. Le réalisateur avait été au cœur d’une vive polémique l’an passé, poussant même l’ancien président de l’Académie à démissionner.

Roman Polanski, au regard de son statut de membre "historique" de  l'association, a exprimé son souhait de continuer à en faire partie, ce qui explique qu’il figure d’office dans cette liste.

Incompréhensible, pour Béatrice Dalle, qui lâche "C’est une blague ?" pendant le journal. "Vu la polémique que ça a pu créer… C’est du foutage de gueule !", ajoute-t-elle. "Il faut arrêter de faire des absurdités pareilles."

Un peu plus tard, dans son interview de 7h50, elle n’en revient toujours pas. "C’est inouï. Lui, je m’en fous, mais c’est quoi cette règle étrange qui dit qu’il est d’office… Je ne comprends pas."

Pour autant, Béatrice Dalle estime que le mouvement #metoo n’a pas été un coup d’épée dans l’eau. Une opinion partagée par sa camarade Charlotte Gainsbourg, elle aussi invitée à 7h50 : "Je pense que ça a changé beaucoup de choses. On est allé vers un extrême mais on avait besoin d’aller vers cet extrême là." Béatrice Dalle reconnait aussi que "c’est quand même plus facile pour des filles comme Charlotte et moi que pour une nana qui perd son taf si elle ouvre sa gueule face à son patron. Si ça a pu servir à ça, c’est que  ça a un peu changé les choses. Et ça ne fait que commencer !"

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