Revivez les plus meilleurs moments de Boomerang cette semaine. Augustin Trapenard était aux côtés du chanteur et slameur Grand Corps Malade, l'actrice Marina Foïs, l'écrivaine Lola Lafon, le photographe François-Marie Banier et la romancière Carole Martinez.

"Ça ne s'apprend pas d'imaginer" - Le Best-of de Boomerang
"Ça ne s'apprend pas d'imaginer" - Le Best-of de Boomerang © Getty / Chairat Nateswi / 500px

Voici le best-of de Boomerang de la semaine mixé par Pablo Cotten à partir des entretiens d'Augustin Trapenard : 

12 min

Le Best-of de Boomerang du vendredi 04 septembre 2020

Par Pablo Cotten

Carole Martinez

Depuis son premier roman, Le Cœur cousu (2007) où elle remportait déjà ses premiers prix dont le Renaudot des lycéens, sa plume lui a ensuite valu de remporter le prix Goncourt des lycéens 2011 et Marcel-Aymé 2012 pour son second roman, Du domaine des Murmures (2011). À l'occasion de la sortie de son tout dernier Les Roses fauves, l'écrivaine est venue se confier auprès d'Augustin Trapenard : 

"C'était ça, "être des autres". Je trouvais cela fantastique de pouvoir être n'importe qui, d'entrer dans la peau d'un autre, d'essayer de penser comme un autre, d'essayer d'utiliser des morceaux de moi pour devenir quelqu'un d'autre. Parce que, quand on écrit, on essaie d'utiliser des brins de soi, des sentiments, des sensations, des souvenirs de soi pour devenir un autre, en inventant des personnages. 

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Ce qui est absolument incroyable, c'est que quand on lit, on devient ce personnage inventé par l'auteur.

Et, en même temps, on entre dans sa pensée ainsi que dans celle du personnage". 

La lecture est un accès à l'autre absolument phénoménal.

  • Retrouvez la carte blanche de Carole Martinez 
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Grand Corps Malade 

Il sort son 7e album, Mesdames dans lequel le chanteur est accompagné en duo de nombreuses chanteuses dont Véronique Sanson, Laura Smet, Suzane, Camille Berthollet, Camille Lellouche ou encore Louane comme pour rendre hommage à toutes les femmes qui l'ont aidé à se construire lui-même. Il nous a fait don de sa voix le temps de s'entretenir avec Augustin Trapenard

"Le corps fait ce qu'il peut. Ce n'est pas le meilleur outil de travail du monde. Déjà, il reste sur scène pendant deux heures. Il me rend ce service en acceptent cela. Après, le corps, c'est pas tant qu'il reste debout car le corps, c'est aussi le visage, les expressions, les yeux, la voix et, sur ces choses-là, c'est plutôt un bon collègue, quand pour d'autres il fait ce qu'il peut.

Dans mon nouvel album, je parle de cette fameuse libération de la parole qui a vu le jour depuis plusieurs années. Tous les mouvements Balancetonporc, Metoo que nous sommes très nombreux à voir d'un très bon œil en se disant que le changement consiste déjà à dire les choses qui étaient un peu tabou, qu'on ne disait pas : sur cette surpuissance de l'homme aux dépens de la femme, que ce soit dans le monde professionnel que dans le monde artistique, dans la rue, dans les transports en commun, il faudrait que ça cesse. Ça va être long, on n'est pas encore bien barré, il y a encore du boulot, mais ça passe déjà par "le dire". Et "le dire", c'est que les femmes, les principales concernées le disent, mais les hommes aussi.

Le slam, ça veut dire claquer. L'idée, c'est de claquer l'auditeur, de le faire réagir". 

Un bon texte, c'est un texte qui ne laisse pas indifférent. 

  • Ne ratez pas la carte blanche de Grand Corps Malade
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Marina Foïs 

L'actrice est à l'affiche de Enorme, une comédie burlesque signée Sophie Letourneur dans laquelle il s'agit d'interroger le féminin et le rapport au corps. Marina Foïs interprète Claire qui, contrairement à son compagnon, n'a jamais voulu avoir d'enfant. Mais il commet l’impardonnable et lui fait un enfant dans le dos. Elle était au micro d'Augustin Trapenard

"Je considère que j'ai un corps de tournage qui n'est pas tout à fait le mien, il n'est pas habillé comme je m'habillerai. Il est maquillé par des gens filmés par des gens. Et je dois dire que quand je mange, j'ai l'impression que ce n'est pas mon corps qui mange, quand j'embrasse quelqu'un, ce n'est pas tout à fait moi, c'est mon corps de tournage. Je peux n'en avoir pas de souvenir, donc il doit être en forme. 

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Après, dans la vie, je suis obligé de prendre soin de son corps de tournage parce qu'il ne peut pas être complètement à mon âge, en plus, je ne veux pas être complètement une poubelle, mais je considère en effet que c'est pour ça que j'ai l'impression d'être assez libre sur les plateaux parce que je considère que ce n'est pas tout à fait moi".

  • Découvrez la bande-annonce du film "Énorme" de Sophie Letourneur
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Lola Lafon

Dans son dernier livre Chavirer, le lecteur suit les diverses étapes du destin de Cléo, treize ans, qui se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour devenir danseuse de modern jazz.  Elle devient la victime d'un piège sexuel qui se referme sur elle-même. Avec son personnage, Lola Lafon revisite les systèmes de prédation à l'aune des enjeux actuels. Elle est venue partager son sens de l'écriture dans Boomerang

Interroger un personnage, ça se fait par d'autres personnages parce qu'il y a un kaléidoscope de vérités.

Un corps triomphant, c'est un corps souffrant. Il y a effectivement la fascination vers le corps efficace, et ça n'est pas seulement le sport, ce n'est pas seulement la danse, c'est aussi dans le monde du travail la prédation et c'est ce que j'essaie de faire dans les personnages de mon dernier livre. Elle a lieu à plein de niveaux…

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On ne peut pas imaginer la pédocriminalité comme le seul système de prédation dans notre société Parce que si vous voulez, d'une certaine façon, le chômage, quand vous jetez quelqu'un parce que son corps ne suit plus le rythme ou bien son esprit ne suit plus le rythme, c'est également une prédation. 

S'il y a un travail d'écrit, quand même destiné à rester, n'est pas un peu inquiétant, ne fait pas bouger des lignes, ne fait pas bouger des idées, on a abattu beaucoup d'arbres, mais je ne sais pas s'il vaut la peine".

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François-Marie Banier

Il fait paraître le dernier volume de ses "Catalogues irraisonnables" dans lequel il immortalise les visages de celles et ceux qui s'inscrivent aux marges de notre société. Le photographe était invité au micro de Boomerang

"Ce que j'aime, c'est que l'autre entre dans l'appareil tel qu'il est, et dans les Gay Pride, on voit des êtres absolument bouleversants. Et qu'est-ce qu'ils disent ? Moi, quand j'étais jeune, j'étais très con, je me demandais ce qu'ils faisaient mais ce sont des personnages sublimes parce qu'ils nous montrent le côté féminin, masculin, la dureté de la vie et, en même temps, cette possibilité fantastique de créer des personnages. 

Ça ne s'apprend pas d'imaginer.

C'est mon imagination qui fait des êtres".   

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🎧 Boomerang par Augustin Trapenard, tous les jours à 9h10