La comédienne franco-sénégalaise était l'invitée de l'émission Boomerang à l'occasion de la journée spéciale sur France Inter consacrée aux droits de la femme. Pour sa carte blanche, elle a tenu à reprendre les mots de la célèbre écrivaine, dramaturge et éditrice américaine Toni Morrison.

Pour sa carte blanche, Aïssa Maïga a lu un texte de Toni Morrison
Pour sa carte blanche, Aïssa Maïga a lu un texte de Toni Morrison © Getty / Stephane Cardinale - Corbis / Contributeur

Elle se bat depuis longtemps pour plus d'égalité et de visibilité, pour la possibilité d'autres représentations à l'écran. Elle explore toutes les pistes cinématographiques pour promouvoir de la plus belle des manières, la diversité. La comédienne et réalisatrice franco-sénégalaise co-réalise un road-movie documentaire avec Isabelle Simeoni Regard Noir, qui sera diffusé le 16 mars sur Canal+. Un documentaire qui a pour vocation d'interpeller les spectateurs sur la représentativité des femmes noires à l’écran. Elle revient sur la parole libérée qui a permis au cinéma de se débarrasser lui aussi de ses tabous, ceux qui ont longtemps marqué la société dans son ensemble. 

À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, elle a souhaité partager son regard, ses sentiments sur l'ensemble des luttes qui ont permis de pointer du doigt tous les tabous sociaux tels que les violences faites aux femmes, aux violences racistes en général. Une dynamique intergénérationnelle qui s'exprime enfin à travers le cinéma, qui incarne, à ses yeux, une formidable caisse de résonance pour continuer à mener le combat contre toutes les formes de discriminations. 

Ce sont les mots d'une autre grande figure du combat et du rêve qu'elle a choisis de lire aujourd'hui dans le cadre de sa carte blanche. Extrait d'un discours de la célèbre écrivaine, dramaturge, professeure de littérature et éditrice américaine Toni Morrison qu'elle avait donné à l'occasion d'une cérémonie de diplôme à l'université de Sarah Lawrence, et reproduite dans son recueil publié à titre posthume La source de l’amour propre

"Eh bien, à présent, vous pouvez vous demander : qu'est-ce que tout cela ?" 

"Je ne peux pas sauver le monde et ma vie ? Je n'ai pas demandé à venir. Je n'ai pas demandé à naître.
Ah bon ? Moi, je vous dis que si !
Non seulement vous avez demandé à naître, mais vous avez insisté pour avoir votre vie.
Voilà pourquoi vous êtes ici.
Pas d'autres raisons.
Il était trop facile de ne pas être.
Maintenant que vous êtes ici, vous devez faire quelque chose que vous respectez, n'est-ce pas ?
Ce ne sont pas vos parents qui vous ont rêvé, c'est vous.
Je ne fais que vous inciter à poursuivre le rêve que vous avez commencé.

Car rêver n'est pas irresponsable, c'est une activité humaine de premier ordre. Ce n'est pas du divertissement, c'est du travail.

Quand Martin Luther King a dit 'Je fais un rêve', il ne jouait pas, il était sérieux quand il l'a imaginé, visualisé, créé dans son propre esprit. Ce rêve a commencé à exister et nous aussi devons faire ce rêve afin de lui donner le poids, l'étendue et la longévité qu'il a mérité.  

Ne laissez personne, personne vous persuader que le monde est ainsi fait et que, par conséquent, c'est ainsi qu'il doit être.

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Carte blanche - Aïssa Maïga lit un texte de Toni Morrison

Par Aïssa Maïga
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