Replongez dans les plus beaux moments des entretiens de Boomerang cette semaine. La chanteuse Nicoletta, l'auteur de BD et dessinateur de presse Aurel, la chroniqueuse et femme de lettre Joy Sorman, l'écrivain Philippe Delerm, le compositeur et musicien français d'éléctro Rone étaient au micro d'Augustin Trapenard.

"Ce qui compte dans le passé, c'est la position d'ouverture dans le présent" Joy Sorman - Le best-of de Boomerang
"Ce qui compte dans le passé, c'est la position d'ouverture dans le présent" Joy Sorman - Le best-of de Boomerang © Getty / Artur Debat

Anouk Roche a mixé rien que pour vous le best-of de Boomerang de la semaine, compilant les meilleurs moments de chaque des portraits : 

11 min

Le Best-of de Boomerang du vendredi 5 février 2021

Par Anouk Roche

Nicoletta

Elle est l'une des plus belles voix de la chanson française. Dans son live Soul sister, 50 années de scène, elle a souhaité confier son amour de la musique, partager les plus beaux moments de ses cinquante années de scène, sa passion, ses rencontres, ses défis, cette symbiose avec le public. Nicoletta est venue intimider le micro de Boomerang

Nicoletta : "Le blues, c'est la caresse d'un sentiment de souffrance, tu chantes une souffrance que tu apprécies presque, c'est libératoire pour les esclaves noirs, pour ces gens qui ont de telles souffrances, il y a une espèce d'extériorisation qui fait que ils se libèrent de ses souffrances, c'est l'âme qui s'en va.

Je ne sais pas si c'était une mélancolie qui était en moi, mais j'aimais le côté tripal des chanteuses noires américaines et le côté joyeux d'une grande dame comme Ella Fitzgerald". 

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Aurel

L'auteur de BD vient de remporter le prestigieux prix Louis Delluc du meilleur premier film, honorant ainsi son premier lon-métrage animé Josep. Aurel était l'invité d'Augustin Trapenard :

Aurel : "J'ai été happé par le trait de Josep Bartoli. C'est un trait semi-realiste, d'une puissance et d'une justesse remarquables. C'est un mélange de dessin de reportage et de dessin éditorial où il projette son ressenti.

Pour moi, le dessin est un besoin vital, ça a toujours fait partie de ma vie. Et je pense que pour Josep, c'était pareil : il a dessiné ce qu'il voyait dans les camps pour survivre.

C'est un vrai problème que les auteurs de BD soient aussi précaires : près de 50% sont sous le seuil de pauvreté, et contraints à la surproduction. Il faut discuter avec les éditeurs et les distributeurs pour  trouver une juste rémunération.

Ce qui me frustrait depuis des années, c'était de ne pas mettre de son dans mes dessins. Le cinéma permet ça !

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Joy Sorman

À l'occasion de la sortie de son dernier livre, À la folie, dans lequel elle signe le retour d'expériences de deux unités psychiatriques, recueillant les paroles des patients, comme de leurs soignants, Joy Sorman était au micro d'Augustin Trapenard

Joy Sorman : "L'hôpital psychiatrique, c'est aussi un ring sur lequel s'affrontent deux langues : la langue délirante, métamorphosée de la folie et la langue extrêmement froide protocolisée, une espèce de lexique obscur de la langue psychiatrique qui vient enfermer, dans un verbe très particulier qui vient enfermer les individus. 

La langue de la folie, c'est une langue de la fiction. C'est aussi pour ça que c'est un sujet passionnant pour un écrivain. La folie, c'est toujours l'invention d'une réalité, la métamorphose de la réalité. À partir de là, je dirais que c'est une langue poétique, pas au sens romantique du terme, mais au sens créatif, on réinvente le monde".

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Philippe Delerm

L''auteur de "La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules" vient de sortir son tour dernier livre "La vie en relief" dans lequel il propose un nouveau recueil d'instantanés littéraires sur la richesse de la vie. Retrouvez son interview dans Boomerang : 

Philippe Delerm : "Ce qui est assez frappant, c'est la façon dont les fantômes demeurent. Il y a une chose qui m'est arrivée quand j'ai perdu ma mère - avec laquelle j'avais un rapport extrêmement précieux et proche - quand elle est morte, je l'ai dit à personne, mais je ne me suis pas senti assez triste. Disons que je n'étais pas triste en proportion de ce que j'aurais dû ressentir et, au bout de quelque temps, je me suis dis que je n'étais pas triste parce que, au fond, pour moi, elle n'était pas morte. 

Et puis, il y a aussi les phrases qu'on entend, des gens qu'on aimait, cette espèce de mystère qui fait que, parfois, on a la voix des gens qu'on a aimés, des gens qu'on n'aimait pas tellement. C'est assez curieux, c'est un choix qui est parfois imposé. Il y a une espèce de multiplication de toutes les époques de la vie et qui n'est pas du tout de la nostalgie. 

Je pense que ce qui compte dans le passé souvent, c'est le présent, c'est la position d'ouverture dans le présent, qui fait qu'on peut accueillir le passé et le rendre à nouveau présent". 

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Rone

Après "Room with a view", il sortira son sixième album "Rone & Friends" au printemps prochain. Le musicien était chez Boomerang

Rone : "Une voix trop parfaite, trop lisse ne va pas me toucher. Je ne suis pas vraiment impressionné par les performances techniques. C'est plus le petit tiraillement, le petit grain dans la voix. 

J'aime beaucoup travailler avec des chanteurs et des chanteuses, ça apporte une dimension supplémentaire à ma musique. 

J'ai un peu du mal à m'exprimer, les mots, c'est pas mon fort et c'est pas un hasard si je fais de la musique instrumentale. Si je savais le faire, je ferais peut-être du rap où je chanterai. J'ai beaucoup de respect pour les chanteurs qui arrivent à exprimer les choses avec des mots. Moi, je ne sais pas le faire, alors j'essaie d'exprimer des choses avec de la musique. 

Je cherche toujours des nouvelles textures sonores avant de chercher des mélodies, de trouver des sonorités nouvelles. C'est une espèce de travail d'alchimiste".

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