EN IMAGES - Bordalo II expose à la galerie Math Goth dans le XIIIe arrondissement de Paris jusqu'au 2 mars. Ce "street-artiste" venu de Lisbonne veut dénoncer la pollution qui menace les animaux et utilise des objets en plastique dans ses œuvres.

Un beau renard fait de bric et de broc sur un mur de l'ancienne gare Massena dans le XIIIe arrondissement de Paris.
Un beau renard fait de bric et de broc sur un mur de l'ancienne gare Massena dans le XIIIe arrondissement de Paris. © Miguel Portelinha

C'est un street-artiste portugais qui installe des sculptures d'animaux sur les murs des villes : des sculptures souvent monumentales et créées avec des déchets plastiques. Venu de Lisbonne, Bordalo II ou Bordalo "Segundo" (car petit-fils de peintre) a crée des nouvelles œuvres pour les murs de Paris et il expose à la Galerie Math Goth dans le XIIIe arrondissement et rue Watt.  En utilisant des déchets, il veut dénoncer les dégâts de la pollution, de la mondialisation, qui menacent les animaux.

/ Miguel Portelinha

Les animaux représentent la nature et ont des expressions similaires à celles des humains. J'utilise des déchets pour créer ces images d'animaux victimes. La rue est un terrain de jeu intéressant parce qu'on peut communiquer avec les gens, partager des idées. 

/ Miguel Portelinha

Certaines de mes œuvres ont été détruites mais de toute façon tout est éphémère ; c'est d'ailleurs intéressant de prendre position à travers une oeuvre d'art, durant ce temps que nous avons à vivre.

/ Miguel Portelinha

Bordallo récupère des déchets, dans la rue, dans les décharges (carcasses de voitures, pneus crevés, cagettes plastique, seaux, bassines, etc.) et ces matériaux toxiques redonnent vie à ces créatures imaginaires. C'est finalement l'art de transformer nos déchets en œuvres d'art, des "animaux-trash" comme il les surnomme pour mieux nous ouvrir les yeux.

/ Miguel Portelinha

"Accord de Paris" - le nom de l'exposition - a été conçue avec le concours d'écoles et centres de loisirs de Paris et d’Ile de France. Elle est visible au 10-12, Avenue de France dans le XIIIe arrondissement de Paris et ce, jusqu'au 2 mars.

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