Thimoté Le Boucher signe à 28 ans une jolie et intelligente BD fantastique sur la jeunesse, l’absence, la maladie psychiatrique...

Détail d'une planche de Ces jours qui disparaissent de Thimoté Le Boucher
Détail d'une planche de Ces jours qui disparaissent de Thimoté Le Boucher © Glénat

Une inquiétante disparition. Le jeune Lubin Marechal constate qu’il s’absente : à son arrivée à son job d’étudiant, on lui reproche sa défection de la veille, dont il n’a absolument pas souvenir. Puis, c’est sa petite amie qui ne comprend pas qu’il n’honore pas ses rendez-vous. Les « absences » sont de plus en plus longues, de plus en plus rapprochées. 

Dans cette aventure, qui rappelle de loin Un ciel radieux de Jiro Taniguchi, le fantastique n’est pas loin. On hésite entre une explication rationnelle, comme de la schizophrénie, ou une piste plus étrange, extraordinaire.

Pendant ses études, le dessinateur Thimoté Le Boucher a bien fait un mémoire sur la peur dans la BD. Mais pour lui, son envie de fantastique correspond d'abord à sa volonté de trouver un outil de narration efficace.  

Détail d'une planche de "Ces jours qui disparaissent" de Thimoté Le Boucher
Détail d'une planche de "Ces jours qui disparaissent" de Thimoté Le Boucher / Glénat

Thimoté a longtemps hésité entre continuer la BD, un pari risqué, ou avoir un métier qui lui permette de gagner sa vie, un choix pragmatique. Influencé par ses lectures de BD franco-belge et de mangas, le dessin de Timoté Le boucher à la tablette graphique, rappelle celui d’un Bastien Vives ou de Bertrand Gatignol. Très plaisant. Surtout, on sent un auteur qui, à son troisième album, maîtrise déjà très bien la narration en BD. 

Comment j’ai dessiné "Ces jours qui disparaissent"

La leçon de dessin de Thimoté Le Boucher : 

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Ces jours qui disparaissent de Thimoté Le Boucher est publié chez Glénat

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