Le Louvre a lancé mardi la neuvième édition de son opération "Tous mécènes", qui vise à financer la restauration des collections du musée ou l'achat de nouvelles œuvres. Cette année, c'est l'Arc de Carrousel qui est concerné. Avant lui, des œuvres majeures ont pu être acquises ou rénovées.

L'Arc du carrousel se trouve dans le jardin des Tuileries, devant le Louvre.
L'Arc du carrousel se trouve dans le jardin des Tuileries, devant le Louvre. © AFP / Ludovic MARIN

Depuis mardi, le musée du Louvre a lancé la 9e édition de son opération de mécénat participatif, intitulée "Tous Mécènes". Objectif de l'opération cette année : financer l'Arc du carrousel du Louvre, un monument construit entre 1806 et 1808 et qui s'est détérioré au fil des ans. 

Le principe de cette opération de mécénat : faire appel à la générosité des Français pour aider au financement d'un achat ou d'une rénovation. Si la restauration de l'Arc du carrousel, qui devrait commencer à l'automne 2019 et se terminera au printemps 2022, est estimée à cinq millions d'euros, elle sera en réalité financée à hauteur de quatre millions par des entreprises, et un million seulement par les Français. 

Comment ça marche ?

L'opération est ouverte jusqu'au 31 janvier 2019, et le Louvre accepte des micro-dons à partir de 5€. La méthode la plus simple pour donner est celle du SMS (5€ sont ponctionnés sur votre facture téléphonique pour ce don si vous envoyez le mot-clé "LOUVRE" au numéro 92004), mais il est également possible de le faire en ligne ou par chèque envoyé par courrier. 

Sur un modèle proche du crowdfunding, le Louvre propose des contreparties aux donateurs : à partir de 30€ les donateurs reçoivent une invitation pour le musée. Les contreparties sont de plus en plus importantes à mesure que le don augmente : à partir de 1 500 euros de dons, il est possible de donner son nom (ou celui d'un proche) à l'une des sculpture de l'arc.

La Victoire de Samothrace rénovée, un Livre d'Heures acheté

Cela fait donc huit ans que le Louvre lance chaque année une nouvelle campagne de financement participatif pour aider l'institution à acquérir ou restaurer des œuvres rares et souvent fragiles, donc chères. La première édition avait été l'une des plus suivies : en 2010, 7 200 personnes avaient contribué à l'achat des Trois Grâces de Lucas Cranach, en apportant 1 260 000 euros dans la corbeille. 

Les Trois Grâces, première oeuvre achetée grâce à "Tous Mécènes"
Les Trois Grâces, première oeuvre achetée grâce à "Tous Mécènes" © AFP / Miguel Medina

Depuis, chaque année, le Louvre renouvelle l'opération avec chaque année plus ou moins de participants : lorsqu'en 2013 il s'est agi de financer la restauration de la célèbre Victoire de Samothrace, un million d'euros ont été recueillis. En revanche en 2011, il n'y avait "que" 1 900 donateurs pour aider à l'achat de deux éléments d'architecture du Caire. Le record a été battu l'an dernier avec l'acquisition d'un Livre d'Heures de François Ier, qui a réuni 8 500 donateurs et 1,5 million d'euros. 

Entre temps, l'opération a également permis l'achat d'une statuette complétant une Descente de croix datant du Moyen-Âge, d'une table ornée de pierre précieuses nommée Table de Teschen, de la sculpture de Jacques Saly L'amour essayant une de ses flèches et d'une reconstitution du mastaba d'Akhéthétep, célèbre complexe funéraire de l'Egypte antique.

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