Pendant cinquante ans, à quelques exceptions près, le cinéma homosexuel reste dans l’invisibilité ou au mieux dans le non-dit…

Divine
Divine © Greg Gorman

Comédies populaires, documentaires, biographies, films rares et militants, histoires d’amour du monde entier : Anne Hidalgo, Maire de Paris et Christophe Girard, Adjoint à la Culture proposent l’exposition Champs d’amours, 100 ans de cinéma arc-en-ciel, organisée en collaboration avec La Cinémathèque française, qui met pour la première fois en lumière toutes les couleurs du cinéma arc-en-ciel.

En juin 1969, les émeutes de Stonewall marquent le début du mouvement de libération gay et lesbien : dans son sillage s’épanouissent, sur les écrans, des films rares et engagés, sans tabou.

De Autre que les autres de Richard Oswald en 1919 à Tomboy de Céline Sciamma en 2011, le cinéma évoque progressivement davantage les questions de l’homosexualité et du genre à travers des œuvres marquantes et troublantes telles qu’Un dimanche comme les autres de John Schlesinger et Mort à Venise de Luchino Visconti en 1971, L’homme blessé de Patrice Chéreau en 1983, La loi du désir de Pedro Almodovar en 1988 ou encore Baise-moi de Virginie Despentes en 2000.

En 2013, La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche reçoit la Palme d’Or et L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie remporte la Queer Palm à Cannes.

En 2017 c’est l’Oscar pour Moonlight de Barry Jenkins, et en 2018 le César et le Grand Prix du Festival de Cannes pour 120 battements par minute de Robin Campillo.

C’est cette histoire sur cent ans, où se lient intimement cinéma et révolution des mœurs, que « Champs d’amours » propose de raconter à travers plus de 100 extraits de films, affiches, scénarios, photos et archives inédites. Près de la moitié des œuvres présentées proviennent des collections de La Cinémathèque française.

Cette exposition, portée par les commissaires Alain Burosse, Jean-Baptiste Erreca, créateurs de la Nuit gay de Canal+, Laurent Bocahut, Michèle Collery et Didier Roth-Bettoni, est une invitation à découvrir les révolutions culturelles, sensuelles et sexuelles qui ont émaillé un siècle. Elle se déroulera alors que sera célébré dans le monde entier le cinquantenaire des émeutes de Stonewall à New York en 1969. Un soulèvement qui, rappelons-le, marque symboliquement la naissance d’un mouvement identitaire LGBTQI&+ et des longues luttes pour la reconnaissance des droits humains aux États-Unis, en Europe et dans le monde.

►►► Lieu

  • Salle Saint Jean – Hôtel de Ville de Paris 5 rue Lobau, 4è Paris

En parallèle de l’exposition : Rétrospective « Libérations sexuelles, révolutions visuelles » du 19 juin au 11 juillet 2019 à La Cinémathèque française. Une programmation de Nicole Brenez et Stéphane Gérard.

Un mois de cinéma enfiévré, en une trentaine de séances révoltées, à l’assaut aussi bien des préjugés que des carcans esthétiques. Nombreuses présentations de séances.

Plus d’infos http://www.cinematheque.fr

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