Trente ans après sa disparition, le musée de la mode de la ville de Paris reçoit une donation de plus de 100 robes de la diva, restée légende de la chanson française.

Vue d'un mur d'écrans dans une exposition consacrée à Dalida, en 2007
Vue d'un mur d'écrans dans une exposition consacrée à Dalida, en 2007 © AFP / Olivier Laban-Mattei

Plus de 100 robes de ville et de scène : c'est le don qu'a fait Orlando, le frère de la chanteuse Dalida, au Palais Galliera, le musée de la mode de la Ville de Paris. De ses robes de jeune fille aux tenues disco qu'elle portait en chantant "Laissez-moi danser" ou "Mourir sur scène", l'exposition se lit comme le journal intime de l'artiste connue pour avoir eu une vie difficile.

Inspiratrice de Lady Gaga et Beyoncé ?

"Dailda a fait sa carrière à Paris, c'est Paris qui l'a lancée (...) Je ne voulais pas que les robes de ma sœur soient dispersées lors d'une vente aux enchères", a expliqué Orlando. Le parcours est parsemé de robes signées de grands créateurs, comme Jacques Estrel, Jean-Claude Jitrois ou Pierre Balmain.

Avec cette exposition, Dalida accède au panthéon de la mode, elle qui fut l'une des premières (avec certainement Claude François) à prêter une réelle attention, en France, à l'aspect visuel et à la scénographie de ses prestations. Quitte a réutiliser des costumes d'une décennie sur l'autre, pour montrer que le temps n'avait aucune emprise sur elle. Selon plusieurs spécialistes de la mode, ses costumes ont laissé une empreinte dans le monde de la musique, jusqu'à Lady Gaga et Beyoncé aujourd'hui.

Une valeur toujours sûre

La reconnaissance de l'héritage de Dalida dans le monde de la mode vient désormais s'ajouter à son legs à la chanson française. Trente ans après sa mort, Dalida reste une valeur forte de la musique française, et continue à faire vendre non seulement des disques mais aussi désormais des films : le biopic réalisé par Liza Azuelos et sorti au cinéma en début d'année à attiré près de 750.000 spectateurs dans les salles.

De son vivant, Dalida a su se renouveler en s'adaptant aux évolutions de la musique, et notamment à l'arrivée du disco dans les années 70, en adaptant des grands standards (Besame Mucho, J'attendrai) dans des versions dansantes. En 2001, elle a été déclarée comme deuxième chanteuse française la plus populaire du XXe siècle, juste derrière Edith Piaf.

Hommages de la jeune génération

Depuis sa mort, près de 70 compliations, rééditions et autres inédits ont été publiés. La série de compilations publiée en 1997 pour les dix ans de sa mort s'est vendue à un million d'exemplaires. Et au total, ses ventes sont estimées à plus de 170 millions de disques, un chiffre qui n'est dépassé que par trois autres artistes français : Mireille Mathieu (180 millions), Charles Aznavour (180 millions aussi) et, loin devant, Tino Rossi (plus de 500 millions).

Depuis quelques années, la musique de Dalida connaît un retour en force dans la jeune génération d'artistes : Julien Doré ou le groupe de rock Shaka Ponk, par exemple, ont repris "Mourir sur scène" à leur façon. En janvier dernier la chanteuse Cléa Vincent et le groupe Furies étaient les invités du Nouveau Rendez-Vous pour une émission consacrée à Dalida, et ont également rendu hommage à la chanteuse disparue i y a trente ans.

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