L'éditeur de jeux vidéo japonais Bandai-Namco vient d'annoncer la mort de son fondateur, Masaya Nakamura. Il avait créé l'entreprise en 1955 et était l'un des pères de Pac-Man.

Masaya Nakamura (au centre) lors de la fusion de Namco et Bandai, en 2005
Masaya Nakamura (au centre) lors de la fusion de Namco et Bandai, en 2005 © Visactu

Il a fondé Namco en 1955

Au départ, l'entreprise s'appelait "Nakamura Manufacturing", avant d'être renommée "Nakamura Amusement Machine Manufacturing Compagny" en 1977, aux premières heures de l'histoire du jeu vidéo. Le nom "Namco" est une abréviation. En 2005, l'entreprise fusionne avec une autre grande marque japonaise, dans le domaine du jouet : Bandai.

Il a trouvé le nom de la petite boule jaune

Le nom "Pac-Man" (prononcez "Paku-Man" en japonais) a été trouvé par le fondateur de Namco, pour nommer le personnage imaginé par le créateur du jeu, Toru Iwatani. Il a tout simplement transformé le terme "paku-paku" (qui représente, notamment dans les mangas, le son que fait une bouche qui s'ouvre et se ferme pour manger) en y ajoutant le terme anglais "Man". La forme du personnage était à la fois inspirée d'une pizza (amputée d'une part) et de l'idéogramme japonais pour "bouche".

Il a participé à un record mondial

Le Livre Guinness des records répertorie un record lié à Pac-Man : celui du plus grand nombre de bornes d'arcade installées dans le monde. Au total, 293.822 machines ont été construites et usées par les joueurs du monde entier de 1981 à 1987, un record absolu.

Il a produit une trentaine de films

En 1993, Namco rachète Nikkatsu, l'un des plus vieux studios de cinéma du Japon, qui s'était fait un nom avec des films érotiques. Masaya Nakamura produit lui-même plusieurs longs-métrages, dont des films de grands réalisateurs japonais contemporains comme Kiyoshi Kurosawa ou Shôhei Imamura. Il a également produit l'adaptation au cinéma de Tekken, l'une des plus célèbres séries de jeux vidéo créées par Namco.

Il s'est fâché puis réconcilié avec la femme de Pac-Man

En 1982, le programmeur américain Steve Golson pirate, comme beaucoup à cette époque, le jeu original pour en faire une version améliorée appelée "Crazy Otto". Namco est alors en guerre ouverte contre toutes ces versions de son jeu, sur lesquelles il ne touche pas un sou, mais finira par reconnaître officiellement le jeu , devenu "Ms. Pac-Man". C'est le premier jeu vidéo dont le héros est une héroïne. Et dans le code informatique du jeu, un message du programmeur est resté caché : on y lit "Hello, Nakamura !"

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