Soixante-deux peintures, dessins et sculptures conservés en mains privées (Europe, Etats-Unis, Amérique latine) et dont une importante partie n’a jamais ou rarement été vue à Paris, composent un itinéraire pictural, de Monet à Matisse.

Gustave Caillebotte La berge du petit Gennevilliers et la Seine
Gustave Caillebotte La berge du petit Gennevilliers et la Seine © Collection particulière Christian Baraja SLB

Le musée Marmottan Monet présente l’exposition Collections privées : un voyage des impressionnistes aux fauves

Ce n’est pas un hasard si une telle manifestation a pour écrin l’hôtel particulier de la rue Louis Boilly dans le seizième arrondissement de Paris. Le musée Marmottan Monet est avant tout un musée de collectionneurs, une institution dont l’intégralité des collections permanentes – y compris le premier fonds mondial d’œuvres de Claude Monet – est issu de donations privées. Ainsi, sa vocation scientifique est d’apporter un éclairage sur le rôle des amateurs dans la vie des arts, son devoir est de leur rendre hommage. C’est dans ce cadre que s’inscrit Collections privées : un voyage des impressionnistes aux fauves. Conçue comme une suite aux Impressionnistes en privé présentée en 2014 pour le 80ème anniversaire du musée, l’exposition présente non seulement des chefs-d’œuvre de l’impressionnisme mais aussi des pièces majeures ou inédites issues des principaux courants picturaux qui ont marqué la vie des arts en France jusqu’au début du XXe siècle.

Dix-neuf Monet, Renoir, Pissarro, Degas et Caillebotte inaugurent le parcours. Paysages de Bordighera, Belle-Ile, Rouen, Varengeville, bouquets de chrysanthèmes et autre nature morte, élégants portraits féminins et scènes de genre figurent dans cette section qui s’organise autour du spectaculaire Pont de l’Europe de Gustave Caillebotte, le dernier chef-d’œuvre monumental de l’artiste en mains privées. Le néo-impressionnisme est représenté par de rares Seurat, Signac, Rysselberghe mais aussi Van Gogh.  Gauguin arrive ensuite avec l’école de Pont Aven remarquablement mise en avant à travers des pièces majeures d’Emile Bernard dont Le Printemps et Les lutteurs sont présentés pour la première fois à Paris. La figure singulière de Toulouse-Lautrec n’est pas oubliée avec trois importants tableaux. 

Emile Bernard Les falaises d'Yport
Emile Bernard Les falaises d'Yport / Collection Daniel et Laetitia Malingue / Florent Chevrot

Dans le registre de la sculpture, Camille Claudel a la part belle avec quatre numéros dont un plâtre inédit de La petite châtelaine. Citons également un marbre de Rodin : Tête de Saint Jean Baptiste et Tête d’Apollon de Bourdelle en bronze doré. 

Suivent les nabis : Bonnard, Vuillard et enfin Odilon Redon dont Le Quadrige, le char d’Apollon constitue une pièce marquante de l’exposition. 

Le parcours se poursuit avec Matisse dont l’une des œuvres, le précoce Côte sauvage, Belle-Ile-en-mer, n’est pas sans rappeler les Pyramides de Port Coton, effet de soleil de Monet présenté en début de parcours. Des œuvres fauves de Derain, Vlaminck, Dufy et Van Dongen clôturent l’exposition conçue comme une promenade à travers le temps et une ode à la couleur. Un parcours flamboyant.

►►► Commissaires :

  • Marianne Mathieu, Historienne de l’art, Adjointe au directeur, chargée des collections du musée Marmottan Monet
  • Claire Durand-Ruel Snollaerts, Historienne de l’art

Source Musée Marmottan Monet

Collections privées Un voyage des impressionnistes aux fauves
Collections privées Un voyage des impressionnistes aux fauves / Musée Marmottan Monet
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