Pour la première fois de son histoire, le salon du jeu vidéo à Los Angeles est ouvert au public. Des joueurs du monde entier ont fait le déplacement, quitte à vider leur PEL.

Le salon de l'E3 était habituellement réservé aux professionnels
Le salon de l'E3 était habituellement réservé aux professionnels © Radio France / Hélène Chevallier

C’est une année de changement pour l'Electronic Entertainment Expo, le plus grand salon international du jeu vidéo, qui fête ses 22 ans. À sa création, l'objectif était surtout de rassembler les professionnels du secteur et de leur permettre de présenter leurs créations aux journalistes invités sur place. Mais pour cette édition 2017, le contexte a changé : pour permettre une communication plus directe avec le public, le salon lui a ouvert ses portes, comme le font d'autres évènements comme la Paris Games Week française.

En février, la billetterie a donc été ouverte, et il fallait casser sa tirelire pour décrocher son entrée : entre 150 et 250 dollars selon les situations, le tout sans compter l'éventuel voyage et le logement sur place (Los Angeles). Ce qui n'a pas empêché l'intégralité des billets de trouver preneur en quelques semaines.

Conséquence visible sur place : une longue file d'attente pour entrer dans le saint des saints, et des files d'attente supplémentaires à l'intérieur. Pour les jeux les plus populaires, il faut en effet attendre de longues heures avant d'accéder aux manettes. Le public arrive aussi un peu "après la bataille", puisque les premiers jours du salon ont vu se dérouler les traditionnelles conférences de présentation des éditeurs et développeurs de jeux, toujours réservées aux professionnels. Pas un problème pour les fans, qui viennent avant tout pour s'essayer aux titres tout juste annoncés.

► ÉCOUTEZ | Le reportage à Los Angeles de notre envoyée spéciale Hélène Chevallier

Les joueurs font parfois la queue plusieurs heures avant d'accéder aux jeux
Les joueurs font parfois la queue plusieurs heures avant d'accéder aux jeux © Radio France / Hélène Chevallier

Dimitri, par exemple, est venu de France, il a traversé l'Atlantique et dépensé plus de 1.000 euros (dont 220 pour le ticket d'entrée). Mais pour un ancien joueur professionnel comme lui, ça vaut le coup : "C'est mythique. C'est un peu la Mecque du jeu vidéo aujourd'hui, au niveau des salons de presse dans le monde. Et même si ça fait très beauf de se dire : j'ai fait sept heures d'attente pour joueur deux minutes à un jeu... On le fait une fois dans sa vie !"

"C'est un peu un pèlerinage. Y'a des mecs qui campent des heures durant pour s'acheter le dernier téléphone, nous on fait deux ou trois heures pour jouer à un jeu..."

Le dernier E3 avait rassemblé plus de 50.000 personnes. Un chiffre qui devrait exploser cette année avec l'ouverture au grand public : au total, 15.000 billets ont été vendus.

► ALLER PLUS LOIN | Le jeu vidéo ne fait pas ses âges : reportage dans les coulisses de la norme PEGI

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.