Alors que les fans de la série espagnole déjà culte découvrent la suite des aventures de Tokyo, Berlin, Nairobi, Denver et consorts. La "Casa de Papel" est en train de remettre sur le devant de la scène un hymne centenaire

La casa de papel
La casa de papel

Arrivée discrètement en France fin décembre, ce braquage du siècle façon Ocean's Eleven, est devenu début février la série espagnole la plus visionnée sur la plateforme.   

L'histoire en quelques mots et sans "divulgacher" : un homme mystérieux, qui se fait appeler le Professeur (El Profesor), planifie le plus gros braquage jamais organisé. Pour exécuter son plan, il recrute les meilleurs malfaiteurs du pays et leur donne à tous un surnom : Tokyo, Nairobi, Río, Moscou, Berlin, Denver, Helsinki et Oslo. 

Le but est d'infiltrer la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre afin d'imprimer 2,4 milliards d'euros, en moins de onze jours et sans verser une goutte de sang. Le groupe aura également à gérer 67 otages dont Alison Parker, la fille de l'ambassadeur du Royaume-Uni.  

Une chanson "couteau suisse"

Bella Ciao revient à plusieurs reprises, dans les derniers épisodes de la saison 1. De nombreux spectateurs ont dû (re)découvrir ce chant au rythme enjoué, donnant lieu à des reprises plus ou moins.... stimulantes sur YouTube.  

Certains puristes s'agacent déjà du "détournement" de cet hymne née en Italie il y a près d'un siècle. Alors voici son histoire : Bella ciao ("Adieu ma belle") est un chant partisan italien né dans les communautés antifascistes. Elle devient un hymne pour les groupes communistes italiens. Les paroles décrivent l’adieu d’un partisan à sa belle : il part, sans espoir de retour, se battre pour la liberté.

Mais sa "carrière" ne s’arrête pas avec la fin de la seconde Guerre Mondiale. Traduite dans différentes langues, la chanson devient, dans les années 60, un symbole des manifestations ouvrières puis, une décennie plus tard elle accompagne la révolution culturelle du gouvernement de Salvador Allende et de l’Unité populaire, au Chili.  

En Espagne, elle a connu différentes versions. C’est Adolfo Celdran qui la chante pour la première fois en castillan sur son premier album qui sera censuré en 1969. Plusieurs groupes madrilènes (Boikot, Canallas...) en ont également enregistré différentes versions, auxquelles ont participé d’autres groupes notamment les français Mano Negra, qui l’ont chantée en espagnol.   

La dernière interprétation en date est celle des braqueurs de La Casa de Papel… et en italien s’il vous plaît !

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.