Alors que la saison 2 de Stranger Things, série produite par le géant du "streaming", ce dernier démontre qu'il a surtout su attirer les spectateurs de l'Hexagone avec ses produits maison.

L'équipe de Stranger Things a notamment été récompensée lors des Screen Actors Guild Awards
L'équipe de Stranger Things a notamment été récompensée lors des Screen Actors Guild Awards © Reuters / Mike Blake

C'est l’événement "télé" du moment, et il ne se passe pas à la télé... La deuxième saison de la série "Stranger Things", produite par Netflix débarque ce vendredi en intégralité sur la plateforme américaine de vidéo à la demande. Une bande de gosses à la Goonies et des monstres qui laissent des traces de bave sur le parquet : après "House of Cards", Netflix a trouvé en "Stranger Things" son meilleur produit d'appel.

En à peine trois ans, le géant américain est devenu le service de streaming vidéo le plus utilisé de l'Hexagone, devant les français CanalPlay et OCS. La plateforme aux 100 millions d'abonnés dans le monde est aujourd'hui la plus utilisée dans l'Hexagone, selon un récent sondage NPA Conseils.

Une prédominance made in USA qui ne devrait pas aller en s'arrangeant. D'autres géants américains du secteur sont en effet bien décidés à partir à l'assaut de notre pays.

À armes inégales

Il faut dire qu'ils y mettent les moyens. Pour Netflix, pas moins de 7 milliards de dollars d'investissement promis dans les contenus pour 2018, l'équivalent de près de 6 milliards d'euros, avec pas moins de trois projets en France... D'après les Echos, Amazon aussi étudierait des développements hexagonaux, tout comme la chaîne câblée HBO associée à OCS, filiale d'Orange. Facebook et Apple seraient en embuscade avec une enveloppe d'un milliard de dollars chacun.

Des sommes sur lesquels les acteurs français du marché ne peuvent s'aligner. Altice Studio par exemple, lancé fin août, a annoncé 40 millions d'euros d'investissements. Même du côté de Canal Plus, la somme dévolue aux séries paraît modeste en comparaison : 60 millions d'euros et des productions qui, à part "Le Bureau des Légendes", souffrent d'un manque de rapidité de production.  De quoi potentiellement se faire manger comme un hamburger...

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