Denis Dailleux est doux et gentil. Ses photos sont douces et mélancoliques. Elles montrent la dignité du peuple égyptien. Quand il déambule dans les rues pauvres du Caire, les hommes, les enfants et les femmes acceptent facilement sa présence. Ils discutent. Parfois, les cayrotes lui demandent de l'argent, mais Denis Dailleux obtient facilement d'eux l'autorisation de les photographier. Il considère la photo comme une rencontre et un échange. Passionné par les quartiers populaires, il aime les portraits, les fêtes, les mariages, les cafés... Aussi pauvres soient-ils, ses sujets sont toujours dignes, assis un verre de thé à la main, serviteur immobile, gardien d'une maison noble, petit garçon en tunique blanche, au sommet d'une dune, sosie du petit prince. "J'aime justement cet air princier des Egyptiens qui n'oublient jamais qu'ils sont les enfants de la mère du monde" avoue-t-il, devant ses grandes photos en couleur et en noir et blanc.Dailleux est un grand coloriste, avec des rouges, des jaunes, des verts inoubliables. Un sens de la couleur issu, peut-être, de son expérience passée. Né en 1958, Denis Dailleux a travaillé des années chez le fleuriste Christian Tortu. Ne ratez pas son exposition jusqu'à fin décembre à la galerie Passebon, à Paris, "Du Nil dans mes veines". Lisez aussi le roman de Philippe Mezescaze consacré au Caire. Le romancier a vécu trois mois dans la ville avec pour guide, le photographe Denis Dailleux. Enfin, portrait du photgraphe lundi 3 décembre, dans Esprit critique (réécoutable).Galerie du Passage20-26 Galerie Vero Dodat 75001 ParisTEL : 01 42 36 01 13contact @galeriedupassage.comLe travail de Denis Dailleux illustre également le roman de P Mezezcaze, "L'eau glacée contre les miroires", Ed du Rocher.

D Dailleux/Camera Obscura
D Dailleux/Camera Obscura © Radio France
Livre "Le Caire". D. Dailleux
Livre "Le Caire". D. Dailleux © Radio France
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