La prise d'otage dans une maternelle de Neuilly, les débuts du téléphone portable, la mort de Léo Ferré et de Bérégovoy, le César des Nuits fauves de Cyril Collard, l'OM champion d'Europe, la Foule sentimentale de Souchon..

Et pendant ce temps-là sur France Inter...

Des échos

En 1993, Olivier Nanteau fait entendre le bruit du monde dans une nouvelle émission EBA : EBA comme « échos du bordel ambiant » mais aussi Ecole des Beaux Arts dont il est issu.Il est entré à l’ORTF à 19 ans à peine et ne la quittera plus. Assistant, chroniqueur, réalisateur : il fit partie du générique de très nombreuses émission (Le pop club, Pas de panique, Le Luron de midi… ). Il faut attendre 1988 pour l’entendre : Eurêka jusqu’en 1990. Et trois ans plus tard, EBA – Echos du bordel ambiant, les désordres de la planète , une émission qui fait une large place aux avis et témoignages des auditeurs et dont le générique (que l’ont doit au réalisateur Gilles Carretero ) dépote :

La petite histoire : Olivier Nanteau est aussi à l'origine d'une vocation. Au début des années 90, il reçoit reçoit une demande de stage d’une jeune fille qui a eu le bac avec mention très bien. Parce qu’ils voulaient rencontrer une bachelière titulaire d’une telle mention, tous les membres de l’équipe disent banco. La jeune fille s’appelle… Rebecca Manzoni.

Une chanson

Trenet 1993 novembre 9
Trenet 1993 novembre 9 © Radio France

A la Maison de Radio France, les studios sont numérotés. Le premier chiffre indique l'étage, les suivants sa position dans les couloirs. Les studios situés au 1e étage de la Maison sont les studios publics et les plus grands ont été baptisés : le studio 106 (celui de Live Me Do et d'On va tous y passer) s'appelle Sacha Guitry. Le studio 109 (celui de Journal 3D) s'appelle Gilbert Denoyan . Le studio 107 (qui sert principalement à des enregistrements de dramatiques radiophoniques) est le studio Mireille . Et depuis le 9 novembre 1993, le studio 105 (celui du Masque et la Plume) s'appelle le Studio Charles Trenet. Un baptême qui se fit en grandes pompes, en présence du principal intéressé.A l'époque, outre "Le Masque et la Plume" , le studio était dévolu aux Black Sessions de Bernard Lenoir, au "Pont des artistes " d'Isabelle Dhordain et chaque dimanche, à "Rien à cirer " de Laurent Ruquier. Le studio résonnait alors chaque dimanche matin des rires du public qui se gondolait sur les sketches des humoristes, comme ici Anne Roumanoff :

L'année suivante, en 1994, Charles Trenet viendra dans le studio qui porte son nom, enregistrer le générique de l'émission "Rien à cirer" :

Des rires d'enfants

Fréquence mômes couv
Fréquence mômes couv © Radio France

Depuis 1991, les mômes ont la parole sur Inter : William Leymergie leur tend son micro pour une « Fréquence mômes » hebdomadaire.Une série d’entretiens cocasses parfois, vrais souvent, tendres aussi avec des minots entre 10 et 13 ans, entre enfance et adolescence.

Les enfants répondent – entre autres – à la question de savoir comment ils s’imaginent plus tard. Les réponses sont parfois étonnantes :

Je me vois à 45-50 ans en étant Président de la République

Des portées

Musicien précoce, violoncelliste surdoué, seul Français (à ce jour) lauréat du concours Rostropovitch... Le grand public découvre Frédéric Lodéon un soir de 1986 à la télévision, invité du "Grand échiquier" de Jacques Chancel.ll accompagne au violoncelle Julien Clerc, invité vedette de l'émission. Chancel, séduit par le personnage, le réinvitera une quinzaine de fois au total.Sa fougue, son enthousiasme, son plaisir communicatif... Pierre Bouteiller est alors Directeur des programmes de France Inter et lui propose une émission estivale. L'essai se transforme à la rentrée 1992 avec un "Carrefour de Lodéon " quotidien.Des découvertes, des anecdotes, des portées, des envolées...depuis 20 ans, avec Frédéric, la musique classique devient un voyage, acessible à tous. Un voyage de passion, dirigé par un passionné :

La radio me demande la même énergie que la scène, c'est le même flux (...) Quand je suis dans le studio, la musique que je diffuse court dans mes veines, j'ai envie de descendre dans les salles de répétition pour la diriger.

Cette année-là, l'agence Publicis signe la campagne d'affichage de la station. Une campagne qui... ne manque pas d'air.

Campagne de pub 1993
Campagne de pub 1993 © Radio France
Des choses idiotes et douces couv
Des choses idiotes et douces couv © Radio France

En 1993, le Prix du Livre Inter - présidé par Michel Del Castillo - est attribué au roman "Des choses idiotes et douces" de Frédéric Boyer (P.O.L).

Quand ils sortent de là, après dix, quinze ou vingt années parfois, ils ont le corps en forme de banane, ou bosselé comme un sac de noix. Les yeux perdus au loin. Leurs premiers pas trébuchants chassent une proie insaisissable. Un vague abri. Ils ont une faim et une soif que rien ne peut étancher.

"Des choses idiotes et douces" est la suite de "En prison". Récit de la difficile, voire impossible, réadaptation de Cody à la vie, après 20 ans passés derrière les barreaux.

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