Une soixantaine de photographies prises par Stephan Gladieu témoignent du drame des Harkis et de leur vie en France, longtemps après leur départ d’Algérie. L'exposition s'attache en particulier aux femmes et filles de Harkis qui ont suivi le parcours d'un homme dans la guerre et dans l'exil. Chaque portrait dévoile la réalité de ces familles meurtries, rejetées d'un côté, humiliées de l'autre, qui portent encore aujourd'hui le poids de la culpabilité.Des témoignages recueillis par la journaliste Dalila Kerchouche, auprès des femmes de Harkis, accompagnent cette exposition.Stephan Gladieu débute sa carrière en 1989 par le reportage de guerre et de société, parcourant l’Europe, l’Asie Centrale, le Proche-Orient et l’Asie. De reportage en carnets de voyage, l’œil de ce photographe sans frontière fixe des visages comme autant d’histoires. Le portrait, ce raccourci qui en dit long sur les êtres humains prend de plus en plus de volume dans la carrière de Stephan Gladieu.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.