Lundi 18 mai 2015, nous retrouvons Jean Lebrun pour un nouvel enregistrement en public de restitution par les Comédiens-Français de grands débats parlementaires. Ils le font avec une belle régularité au Théâtre du Vieux-Colombier. Aujourd’hui, nous élargissons l’enceinte et le public. Le rendez-vous se tient exceptionnellement à la Maison de la radio, au studio 104, qui prendra pour l'occasion, des airs d’hémicycle. Le Comité National pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage s'associe à cette opération, y conviant des écoles et le public de ses rencontres citoyennes.

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Proclamation de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, le 23 Avril 1848 - Peinture de François Auguste Biard
Proclamation de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, le 23 Avril 1848 - Peinture de François Auguste Biard © corbis

Au programme

►le débat de 1840 sur le travail des enfants A l’intention du jeune public, Jean Lebrun propose le premier grand débat à s’être préoccupé de limiter le travail des enfants. C’était en 1840, à la Chambre des Pairs, au Palais du Luxembourg. Le rapporteur s’interrogeait, avec raison :

Si l’on reconnaît que douze heures sont le maximum de travail journalier qu’on puisse imposer aux adolescents de 15 à 13 ans dans les manufactures, n’est-il pas évident que c’est trop considérable pour les jeunes enfants de 10, de 9 et 8 ans ?

Pourtant, son propos étonnait certains de ses collègues. Faut-il rappeler que la querelle n’est pas encore totalement vidée dans nombre de pays en voie d’émergence ? Il y a peu de mois, la Bolivie a justifié le travail des enfants : à cette occasion, on le voyait défendu dans les couloirs du Parlement de La Paz par un gamin de treize ans, président d’un syndicat…d’enfants travailleurs constitué pour cette occasion !

►le débat de 1844 sur l’esclavage

Le second débat que nous restituerons date de la même période, sous la Monarchie de Juillet.

Une pétition rassemblant des ouvriers anonymes de Paris et des grands noms de l’époque venait de réclamer l’abolition de l’esclavage. Quelques années auparavant, l’émancipation des noirs dans les colonies anglaises avait déjà suscité la création à la Chambre des députés d’une commission dont les travaux avaient été rapportés par Tocqueville. Cette fois, c’est Schoelcher qui mène le combat. A la tribune, on voit une idée reculer : celle d’une abolition seulement progressive qui permettrait l’expérience de la liberté lentement, à très bas bruit. Une autre avance : celle du coût économique de l’esclavage, qui retarde la modernisation des colonies. L’échéance de l’abolition définitive - 1848 - approche.

Entrée libre et gratuite, sur réservation dès le 27 avril sur le site lamaisondelaradio.fr

Maison de la radio116 avenue du Président Kennedy75016 Paris

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