Félicien Marceau
Félicien Marceau © radio-france / Académie Française

Le bonheur, c’est savoir ce que l’on veut et le vouloir passionnément

Louis Carette, plus connu sous le pseudonyme de Félicien Marceau, écrivain nait le 16 septembre 1913 en Belgique.

Il fait des études de lettres et de philosophie à Louvain puis il est nommé à l'Institut national de radiodiffusion en 1936. En 1942, il démissionne. Après la guerre, il est accusé de collaboration car il est resté en poste pendant l'occupation allemande. Il se réfugie en Italie et devient bibliothécaire au Vatican avant de venir vivre en France où il obtient la nationalité française.

Portrait de l'Académicien par Christine Siméone

L'oeuvre de Félicien Marceau compte une quarantaine de titres : romans, nouvelles et essais (dont deux sur Casanova). Mais c'est le théâtre qui marque le plus sa carrière d'écrivain : La Bonne Soupe (1959), L'Etouffe Chrétien (1960) et Le Babour (1969) sont dès leur création très bien accueillies par la critique et le public. Son inspiration douce-amère, son pessimisme, sa malice un peu triste, composent une musique très personnelle que l'on retrouve avec des tons différents, dans tous ses ouvrages. Bien qu'il affirme écrire en réaction contre la "littérature des idées noires" ce ne sont pas des pensées très gaies qu'il développe dans Bergère légère ou dans Creezy (Goncourt 1969), et moins encore dans des pièces comme L'Oeuf ou La Bonne Soupe dont la misanthropie n'est pas sans rappeler parfois celle de Jean Anouilh.

Félicien Marceau a reçu de nombreux prix littéraires : en 1955 le Prix Interallié pour Les Élans du coeur , en 1969 le Prix Goncourt pour son roman Creezy , en 1974 le Prix Prince Pierre de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre, en 1975 le grand Prix de la Société des auteurs pour l'ensemble de son oeuvre théâtrale, en 1993 le Prix Jean Giono pour La Terrasse de Lucrezia, en 1994 le Prix Jacques Audiberti pour l'ensemble de son oeuvre.

Il avait été élu à l'Académie française, le 27 novembre 1975, au fauteuil de Marcel Achard (21e fauteuil). Il en était le doyen. Félicien Marceau avait 98 ans.

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