Téléphone, visioconférence... Les moyens ne manquent pas pour garder le contact avec vos amis ou votre famille. Ce qui peut manquer, c'est de partager des activités communes. Certains jeux vidéo permettent de discuter, de vous amuser ou de progresser ensemble. Parfois sans même avoir besoin de console à la maison...

Le jeu vidéo, un loisir accessible même confiné, et même sans matériel spécifique
Le jeu vidéo, un loisir accessible même confiné, et même sans matériel spécifique © Radio France / Olivier Bénis

Au fil des années, le jeu vidéo est aussi devenu une expérience sociale, que ce soit à plusieurs sur un même canapé devant la console, ou à distance en essayant de finir ensemble un niveau retors tout en racontant sa journée. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes profitent d'ailleurs du confinement pour trouver de nouveaux partenaires de jeu ou organiser des compétitions amicales, entre amis ou parfaits inconnus. Voici quelques jeux qu'on vous recommande pour passer de bons moments ensemble, même de loin, que vous soyez déjà joueur ou simple novice.

Avant toute chose : comment jouer et se parler en jouant ?

Tout dépend du jeu et de son support. La PlayStation 4 de Sony et la Xbox One de Microsoft proposent un chat vocal intégré, que vous pouvez utiliser avec un micro casque si vous en avez un. Sur PC et Mac, la plateforme Steam propose, en plus du chat vocal, un service "Remote Play" qui vous permet de jouer à plusieurs à distance, comme si vous étiez tous face au même écran sur votre canapé (en gros, un des joueurs partage virtuellement son écran et les autres jouent dessus).

Vous pouvez aussi utiliser tout simplement une application de discussion audio : on vous recommande notamment Discord, qui propose un service de partage d'écran dont les capacités viennent d'être augmentées face à la crise du coronavirus (de 10 à 50 personnes connectées simultanément). Après, tout est question d'imagination : vous pouvez par exemple jouer sur votre PlayStation, tout en discutant sur Discord avec des écouteurs branchés sur votre smartphone. Ou même, soyons fous, tout simplement vous téléphoner si vous jouez à deux.

Retrouver les classiques du jeu de société, avec "Plato"

Le concept : Rien de plus simple, "Plato" est une application de discussion instantanée (comme WhatsApp ou Messenger), mais qui intègre directement des jeux inspirés par des classiques. Billard, échecs, Uno, Puissance 4, Loup-Garou... Le choix est large et vous pouvez discuter avant, pendant, et après les parties.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est tout simple (mais il fallait y penser) et que c'est gratuit (malgré des publicités parfois un peu envahissantes).

Ce qu'il faut pour y jouer : Un smartphone sous Android ou iOS.

Dans le même esprit, on recommande : Les applications officielles de jeux de société bien connus réservent aussi parfois de bonnes surprises (Monopoly ou Scrabble en tête), même si elles sont souvent plus gourmandes en mémoire.

Tester ses connaissances (et son humour), avec "Jackbox Party Pack"

Le concept : Référence incontestée du "party-game" humoristique, la série des "Jackbox Party Pack" propose à chaque épisode une sélection de jeux aussi ludiques que complètement barrés. Imaginez des jeux télévisés dont le concept aurait été écrit par les Monty Python ou Alain Chabat.

Pourquoi c'est bien : Parce que joué avec les bonnes personnes, c'est souvent hilarant, et que la plupart des jeux offrent des concepts simples mais des parties potentiellement infinies.

Ce qu'il faut pour y jouer : Avant tout, maîtriser un peu l'anglais (même si une version multilingue est prévue pour au moins l'un des mini-jeux, le génial quiz Quiplash 2). Les jeux sont disponibles sur toutes les consoles actuelles, PC et Mac, et chaque joueur utilise son smartphone ou son propre ordinateur pour participer. Pour jouer à distance, c'est un peu plus compliqué mais très bien expliqué ici.

Dans le même esprit, on recommande : "Use Your Words", un jeu où vous devez trouver le sous-titrage le plus drôle à des extraits de films.

S'inventer ensemble une vie de détente, avec "Animal Crossing"

Le concept : Vous venez d'atterrir sur une île déserte peuplée d'adorables animaux, et vous allez devoir vous retrousser les manches pour faire en sorte que votre petite communauté devienne le plus relaxant des lieux de vacances.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est un jeu au rythme lent et doucereux, presque contemplatif, à l'abri de toute violence, où aucun objectif n'est obligatoire. (Et parce que vous pourrez visiter les îles de vos amis ou les inviter sur la vôtre à tout moment, pour donner un coup de main, leur laisser des petits messages et de petites attentions, ou creuser des trous dans leurs parterres de fleurs si vous êtes de mauvaise humeur).

Ce qu'il faut pour y jouer : Une Nintendo Switch et un penchant pour les trucs mignons.

Dans le même esprit, on recommande : "Stardew Valley", un simulateur de vie à la campagne qui propose, lui aussi, un mode multijoueurs en ligne.

Construire en collectif, avec "Minecraft"

Le concept : Bienvenue dans un monde généré aléatoirement avec des milliards de blocs façon LEGO. Vous n'avez plus qu'à creuser un peu partout pour collecter des ressources et construire ce que vous vous voulez.

Pourquoi c'est bien : Parce que la seule limite est votre imagination et votre temps libre, et que même sans rien construire vous-mêmes, la quantité de mondes déjà élaborés et publiés par d'autres joueurs, et que vous pouvez visiter en touriste, est astronomique.

Ce qu'il faut pour y jouer : Une console, un smartphone ou un ordinateur (PC ou Mac) ; presque toutes les machines ont leur version et vous pouvez passer de l'une à l'autre.

Dans le même esprit, on recommande : "LEGO Worlds" ou "Dragon Quest Builders" qui se sont largement inspirés du concept de "Minecraft" (mais l'original est celui qui rassemble la plus grande communauté).

Discuter sans crainte avec de parfaits inconnus, dans "Kind Words"

Le concept : Vous êtes dans une petite chambre et vous pouvez écrire des lettres ou répondre à celles de parfaits inconnus. L'idée étant de partager anonymement tout ce qui vous tracasse ou d'envoyer des messages d'encouragement à travers le globe.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est un espace protégé, à l'abri de tout cynisme et de toute méchanceté, où l'on peut parler à cœur ouvert sans peur d'être jugé. Et que l'interface et l'ambiance musicale du jeu sont tout à fait relaxantes.

Ce qu'il faut pour y jouer : Un PC ou un Mac, et une certaine aptitude à la compassion. Savoir lire et écrire en anglais.

Dans le même esprit, on recommande : Un psychanalyste, mais c'est plus cher.

Partir ensemble pour une grande aventure, dans "Diablo III"

Le concept : Une météorite vient de tomber sur la bourgade médiévale de Tristram, et depuis les morts se réveillent et les démons affûtent leurs griffes. Dans le rôle d'un héros entièrement personnalisable, vous allez devoir parcourir des terres désolées et de sombres donjons pour sauver l'humanité (et accumuler un maximum d'équipement magique et de pièces d'or).

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est une référence presque indétrônable du "hack&slash", ce mélange de jeu d'action frénétique et de jeu de rôles, et que parcourir le jeu à plusieurs lui donne vraiment une saveur particulière.

Ce qu'il faut pour y jouer : Une Switch, une PlayStation 3, une PlayStation 4, une XBox One, une XBox 360, PC ou un Mac.

Dans le même esprit, on recommande : "Divinity: Original Sin 2" si vous préférez un vrai jeu de rôles, plus complexe et misant sur l'écriture, ou "Monster Hunter World" si à l'inverse vous préférez faire pencher la balance du côté de l'action.

S'affronter dans la bonne humeur (au moins au début), avec "Towerfall"

Le concept : Dans une tour toute en pixels, vous êtes un petit bonhomme bondissant armé d'un arc et de trois flèches. Votre objectif : éliminer les autres joueurs en leur tirant dessus, quitte à voler leurs flèches en toute fourberie, ou en leur sautant sur la tête. Un magnifique exemple de jeu vidéo capable de détruire des amitiés en une seule soirée (mais où tout le monde s'amuse).

Pourquoi c'est bien : Parce que le concept se comprend en moins de dix secondes, que les parties se terminent généralement très vite mais s'enchaînent sans voir le temps passer.

Ce qu'il faut pour y jouer : Une PlayStation 4, une Switch, une Xbox One, un PC ou un Mac. Et des amis solides.

Dans le même esprit, on recommande : Outre les grands classiques "Worms WMD", "Mario Kart 8 Deluxe" et "Super Smash Bros Ultimate" (les deux derniers réservés aux possesseurs de Switch), vous pouvez aussi miser sur le sympathique et gratuit "Brawlhalla". Évitez de tous les enchaîner si vous ne voulez pas risquer de vous brouiller avec vos (soi-disant) amis après une énième victoire injustement remportée.

Développer ses capacités de coordination, avec "Overcooked 2"

Le concept : Vêtu de votre plus beau tablier, dans un univers mignon et coloré, vous allez devoir coopérer étroitement avec les autres joueurs pour préparer, le plus vite possible, toutes sortes de plats et honorer les commandes de votre restaurant. Qui est le plus rapide pour couper les oignons ? Qui cuira le riz sans qu'il déborde ? Qui écopera de la vaisselle ? Autant de décisions qu'il faudra souvent prendre en deux secondes chrono pour ne pas faire flamber la cuisine.

Pourquoi c'est bien : Parce que le jeu va vous apprendre le sang-froid, et la coopération sous pression. Et qu'il vous aidera à identifier ce cousin ou cette amie avec qui vous réussissez à vous organiser de manière quasi télépathique... Et les autres.

Ce qu'il faut pour y jouer : Une Xbox One, une Switch, une PlayStation 4, un PC ou un Mac. Et des trésors de patience.

Dans le même esprit, on recommande : "Cook, Serve Delicious 2" pour rester en cuisine entre amis, en attendant "Moving Out", prévu pour avril, simulateur de déménagement (une activité ô combien coopérative).

Coopérer dans des conditions difficiles, dans "Don't Starve Together"

Le concept : Tout est dans le titre. Exilé malgré vous dans un monde hostile qu'on croirait dessiné par Tim Burton, vous allez devoir "ne pas mourir de faim" (ou des 3.217 autres manières de décéder plus ou moins bêtement dans le jeu). La version multijoueur va vous demander de coopérer pour tenter de survivre un jour, deux jours, une semaine ou un mois de plus, selon votre inventivité et votre chance collective.

Pourquoi c'est bien : Parce que l'univers est à la fois sombre, un peu stressant tout en restant léger (les mimiques des personnages sont impayables). Le challenge peut être ardu, surtout au début, mais les petites victoires qu'on obtient à plusieurs ont un goût bien plus savoureux.

Ce qu'il faut pour y jouer : Un PC, un Mac, une PlayStation 4 ou une Xbox One. Et de bonnes compétences en diplomatie.

Dans le même esprit, on recommande : "DayZ" et "Rust", si vous préférez votre simulateur de survie en 3D et peuplé (respectivement) de zombies ou d'autres joueurs hostiles.

S'échapper en s'aidant mutuellement, dans "We Were Here"

Le concept : Vous et l'autre joueur êtes retenus dans une sorte de château rempli d'énigmes. Seul souci : vous êtes séparés, et allez devoir communiquer constamment, puisque les solutions aux casse-têtes que vous rencontrerez de votre côté sont cachées dans les pièces que votre partenaire peut explorer (et inversement).

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est une sorte d'escape game virtuel efficace, que le jeu est assez court et surtout qu'il est entièrement gratuit.

Ce qu'il faut pour y jouer : Un PC, un Mac ou une Xbox One.

Dans le même esprit, on recommande : Les deux suites du jeu (payantes, elles), "We Were Here Too" et "We Were Here Together" si vous cherchez de nouvelles énigmes. Et le très sympathique "Keep Talking and Nobody Explodes", qui vous met face à une bombe virtuelle à désamorcer, guidé par les instructions des autres joueurs qui , eux, ne voient pas la bombe mais ont accès à un manuel de déminage.

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