Du "Grand Blond" à "Rabbi Jacob", au cours de ces cinq décennies, le compositeur d'origine roumaine a accompagné les grandes pages du cinéma populaire français.

Pierre Richard et Mireille Darc dans "Le Grand Blond"
Pierre Richard et Mireille Darc dans "Le Grand Blond" © Maxppp / Keystone Pictures USA

Depuis 1967, Vladimir Cosma a composé plus de trois cents partitions pour le cinéma et la télévision. Invité de Zoé Varier dans D'ici, d'ailleurs, il a évoqué son enfance à Bucarest dans une famille de musiciens, sa découverte "clandestine" du jazz, son arrivée à Paris....

C'est Yves Robert qui lui confie sa première musique de film en 1968. Ils tourneront une dizaine de film ensemble et notamment Le Grand Blond avec une chaussure noire

La flute de pan du Grand Blond

Pour ce film, Yves Robert souhaitait un thème s'inspirant de la musique des James Bond. Vladimir Cosma prend le contre-pied en choisissant d'utiliser une flûte de pan et un cymbalum.

Bien des années après avoir composé ce morceau, le compositeur garde une oreille critique :

La danse de Rabbi Jacob

C'est François Reichenbach, réalisateur de films documentaires et grand amateur de musique qui recommande Cosma à Oury. En décembre 1972, le réalisateur assiste à la première du Grand Blond pour entendre la musique du compositeur. Trois jours plus tard, les deux hommes se rencontrent.

Un film de Gérard Oury avec Louis de Funès à l'époque, c'était une bénédiction pour n'importe quel compositeur et pour tous les éditeurs de Paris

Louis de Funès venait répéter chez Vladimir Cosma. Le compositeur se souvient d'un homme très sérieux, très appliqué, ce qui dans une premier temps l'a un peu inquiété.

Cosma et De Funès se retrouveront en 1976 sur le tournage de L'Aile ou la Cuisse de Claude Zidi. Tournage particulier, le comédien ayant été victime d'un infarctus peu avant le début du tournage.

Les mouettes d'Un éléphant sa trompe énormément

Dans le thème musical qui accompagne chacune des apparitions d'Anny Duperey dans le film d'Yves Robert, on entend des bruits de vagues et des cris de mouettes. Vladimir Cosma voulait ainsi éviter les clichés d'une musique simplement romantique. Il a pourtant dû batailler pour faire accepter cette idée.

La boucle est bouclée

Il y a cinquante ans, Vladimir Cosma composait sa première musique de film pour Alexandre le bienheureux d'Yves Robert. A l'affiche de ce film, un jeune homme qui trimbalait sa silhouette dégingandée depuis 10 ans sur les écrans, mais qui n'avait pas (encore) atteint le haut de l'affiche : Pierre Richard. Les deux hommes sont restés très liés.

Pour aller + loin

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