Enki Bilal - redacteur en chef d'un jour
Enki Bilal - redacteur en chef d'un jour © Anne Audigier

Il est gourmand d'actualité, et défenseur de la presse-papier. Passage en revue de l'actualité avec le dessinateur Enki Bilal, rédacteur en chef d'un jour sur franceinter.fr. Kobane, Macron, de Margerie et la Bosnie au menu.

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En général je fais confiance aux journalistes. La presse se bat, c'est un combat, moi j'achète les journaux papier.

Enki Bilal - Kobané
Enki Bilal - Kobané © Radio France

Le monde d'aujourd'hui est terrifiant, mais il ne faut pas s'effaroucher.

Je suis sidéré quand je vois Kobane en danger, on laisse Erdogan traîner des pieds. La France est trop timide. Les frappes chirurgicales ne servent à rien. On se comporte comme si nous n'avions pas de mémoire.

Enki Bilal - Courrier des Balkans
Enki Bilal - Courrier des Balkans © Radio France

Le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie : Pourquoi la justice internationale prend-elle autant de temps ? Pour Pistorius la justice va vite. La Bosnie tout le monde s'en fout. Le pire aujourd'hui c'est ce qui se passe dans les écoles. Programmes séparés pour les musulmans, les croates ou les serbes.

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L'économie ce n'est pas mon fort. Mais j'en reviens au fait que les politiques n'ont pas travaillé au changement de modèle . Une partie du monde a pris les rênes à son profit. Après la chute du mur et la fin du communisme, on n' a pas réfléchi à une alternative au capitalisme tentaculaire qui s'est installé sur le monde. La performance de François Hollande au Bourget m'avait bluffé, j'ai vraiment cru qu'un changement était en cours. Finalement il nous sort BB Macron de son chapeau, comme si notre salut venait de la finance. Pour moi c'est la défaite de la politique. Ça fait longtemps que je ne vote plus, et je ne revoterai que lorsque seront comptabilisés les votes blancs.

Enki Bilal - Le Figaro
Enki Bilal - Le Figaro © Radio France

Je rappelle la phrase de Michel Rocard, mais en entier : Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, mais nous en prendrons notre part.

Pour aider les migrants ou les pauvres en général, il faut que tout le monde s'y mette.

Enki Bilal - France Inter
Enki Bilal - France Inter © Radio France

Sur le décès de Christophe de Margerie :

Ce qui est étonnant c'est l'unanimité pour saluer cet homme, même les employés de base. Mais il touchait, en représentant Total, à quelque chose de salissant, le pétrole. Ça laisse des traces.

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