Oh popopop, pensiez-vous que nous laisserions dans l'ombre la pop liste d'Eric Judor ? Que nenni, car l'invité d'Antoine de Caunes est plein de surprises.

Eric Judor, festival de Cannes 2013
Eric Judor, festival de Cannes 2013 © AFP / Alberto Pizzoli

Eric Judor est venu dans la maison ronde, montée sur pilotis et qui émet des ondes vers vos postes, pour parler à Antoine de Caunes et Charline Roux de pop culture. Connu pour ses facéties avec son autre moitié Ramzy, Eric a néanmoins fait des choix qui ont laissé pantois ces deux hôtes du jour. Ainsi découvrons ensemble ce qui meut Eric.

Le gospel de Tasha Cobbs

Oui, Eric aurait pu choisir les chansons de son oncle tyrolien Reinhold Bilgeri, mais ce qu'il aime écouter c'est plutôt le jazz et le gospel. Probablement est-ce un héritage de son passé de choriste ? Toujours est il qu'il n'est pas resté insensible à cette chanteuse nommée Tasha Cobbs. Américaine, car Eric n'a pas trouvé, chez elle, trace d'accent marseillais, encore moins mosellan, la demoiselle, vient de Jesup et non de Jésus, pour chanter donc la gloire du très haut. Elle y met tout son cœur et toute sa voix. Et cela, Eric, ça le met en joie.

Ce choix n'est pas lié à la religion, mais bien à la joie et l'énergie qu'elle procure

Espionnage Made in France

Antoine et Charline s'attendaient à ce qu'Eric choisisse, pour sa pop liste, une série à l'humour bristish, sauce Ricky Gervais comme The Office, mais leur invité voulait rendre hommage à la production française plutôt que de parler des anglo-saxons. C'est donc une série d'espionnage bien connue qu'il a choisit : Le Bureau des légendes dont la saison 3 a été diffusé sur Canal + au printemps, rien que pour vos yeux.

Un chef d’œuvre qui ne fait que monter en grade, en direction d’acteurs, en mise en scène… le propos rapporté à l’actualité. Je n’ai jamais vu un truc aussi fort

Un compliment qui fera surement plaisir au créateur Eric Rochant au turbin pour la 4e saison, et à Mathieu Kassovitz dont Eric considère que c'est son plus beau rôle.

Le livre qui vient du froid

Là encore, un choix d'Eric Judor qui laissa Antoine pantoi. Sur la table de chevet du comédien, ce n'est point un bottin ou un de l'eau de rose. Pas un oui-oui qui ne traîne aussi mais bien le roman Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov. A cause d'espions, communistes cette fois, l'auteur travailla son roman secrètement dans une Russie post révolution et pré-seconde guerre mondiale. Ce monument littéraire en trois parties fait déambuler son lecteur dans un univers faustien, où l'on peut croiser Dieu, Satan, Ponce Pilate, le Maître bien évidemment ou encore Marguerite, sorcière en devenir.

Je suis très littérature russe. J’adore les russes. J’adore leur façon de décrire la souffrance.

Ce roman inspira de nombreux groupes de rock comme Simple Minds, Franz Ferdinand ou encore le titre diabolique des Rolling Stones : Sympathy for the devil.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.