A la BnF l'exposition "Avedon, Vieux monde, New Look", montre comment Richard Avedon est devenu le plus grand photographe de mode en fréquentant les défilés parisiens.

Richard Avedon à New York, 1980
Richard Avedon à New York, 1980 © Getty / George Rose

En une dizaine d'années, de 1947 à 1957, Richard Avedon a gagné une renommée internationale, notamment grâce à sa fréquentation des défilés de modes parisiennes. Dior, Saint-Laurent, Chanel, toutes ces rencontres ont influencé son travail.

L’exposition qui rassemble près de 200 pièces à la Bibliothèque nationale de France, s'ouvre notamment sur les photos qu'il a prises pour le film de Stanley Donen, Funny Face, avec Fred Astaire et Audrey Hepburn. Ce film raconte sa propre histoire. Un photographe de mode fait d'une bibliothécaire qui vit dans un environnement quelque peu endormi, un mannequin de mode.

Les photos présentées, dont celle de l'affiche, représentent l'attachement pour la France de ce photographe devenu aussi iconique que certains de ces clichés. Ce qu'il a fait en France, où il n'a jamais vécu, a influencé son travail, autant que notre regard sur la France a été modifié par e son travail. On pense, pour ce second aspect, notamment au fait qu'il a fait découvrir Jacques Henri Lartigue autrement. Lartigue a fini par présenter ses catalogues différemment après le travail d'édition d''Avedon sur ses photos. En 1968, Richard Avedon fait publier Diary of a Century, qui fera connaître Lartigue partout dans le monde.

La Commissaire de l'exposition Marianne Le Galliard: "Nous avons voulu montrer quel’image photographique chez Avedon s’est constamment enrichie et renouvelée par et pour d’autresformes : le texte, le livre, le magazine, le cinéma, la danse… Cette réinvention permanente est particulièrementsensible dans son travail développé en lien avec la France. Des années 40, quand ilvient photographier les collections de mode à Paris pour le magazine Harper’s Bazaar à son séjour en1968 pour travailler à l’édition d’une monographie de Jacques Henri Lartigue, jusqu’à sa collaborationavec Nicole Wisniak pour Egoïste à partir de 1985, chaque rencontre française amène Avedon à seréinventer, à développer toujours plus une pratique hybride de la photographie. "

►►► ALLER VOIR L'EXPOSITION |A la Bnf, jusqu'au 26 février

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