Déambulez le temps d'une balade immersive dans les allées du musée Jacquemard-André, à la découverte des œuvres du plus grand aquarelliste anglais du XIXe siècle. Et tout ça, sans quitter votre domicile.

Une visite immersive, où vous pouvez arpentez l'exposition et pouvez zoomer sur les œuvres.
Une visite immersive, où vous pouvez arpentez l'exposition et pouvez zoomer sur les œuvres. © Capture d'écran / site du musée Jacquemard-André

On ne présente plus William Turner, plus grand aquarelliste anglais du XIXe siècle et maître absolu de la lumière et de la couleur. Organisée avec la Tate Britain de Londres, l'exposition Turner du musée parisien Jacquemard-André, confinement oblige, est à voir gratuitement en ligne. Lors d'une visite virtuelle, on peut y découvrir soixante aquarelles et dix peintures, dont certaines n'ont jamais été présentées en France. Des œuvres intimes et parfois quasi expérimentales.

Promenade virtuelle et immersive

C'est une balade d'une heure, de salle en salle, comme si vous y étiez. Utilisez votre souris pour vous orienter dans les galeries du musée. N'hésitez surtout pas à zoomer sur les toiles, et pour chacune, écoutez si vous le souhaitez un commentaire du conservateur. De discrets bruits de pas de visiteurs ont même été ajoutés, pour rendre la visite virtuelle encore plus immersive. 

Déambulez à votre rythme dans les salles de l'exposition.
Déambulez à votre rythme dans les salles de l'exposition. / Site du musée Jacquemard-André

Il y a deux artistes en Turner : l'élève doué et classique, devenu directeur de la Royal Academy, et le peintre itinérant entré un jour en Italie dans l'éblouissement de la lumière et du soleil. Devant ses tourbillons de couleurs, de plus en plus évanescentes, on se demande comment Turner a fait pour rendre cette palpitation de la lumière. "C'est un peu un mystère", de l'aveu du co-commissaire de l'exposition, Pierre Curie : "Il semble avoir eu une mémoire visuelle tout à fait prodigieuse. Il a juste fait sur place de petits croquis au crayon, et six mois plus tard en atelier, il a réussi à récréer complètement cette lumière qui paraît si réelle, si forte, si naturelle."

Turner, maître des jeux de lumière.
Turner, maître des jeux de lumière. / Site du musée Jacquemard-André
Vous pouvez zoomer pour saisir les détails des peintures.
Vous pouvez zoomer pour saisir les détails des peintures. / Site du musée Jacquemard-André

L'évolution du style de l'artiste, note le co-commissaire, est particulièrement perceptible à la vue de certaines toiles : "Au début il y a des vues d'un château très classiques, extrêmement pittoresques. Puis des vues d'un autre château pratiquement immatériel, où on a l'impression que Turner a cherché à peindre l'air et la pulvérulence de la lumière autour du château... Mais pas le château."

Un château dissout dans la lumière, par le travail de l'aquarelle.
Un château dissout dans la lumière, par le travail de l'aquarelle. / Site du musée Jacquemard-André

Les dernières œuvres du peintres sont très proches de ce qui deviendra l'abstraction, l'éloignant encore plus de sa réputation fausse de premier impressionniste. Turner a laissé près de 20.000 aquarelles, dont beaucoup sont encore méconnues.

Comme d'autres établissements, le musée Jacquemard-André vise une réouverture le 2 juin. En attendant, "Turner, peintures et aquarelles, collection de la Tate", c'est à visiter en cliquant ici.

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