Paru aux éditions Autrement, l’ouvrage collectif "Françaises en guerre, 1914-1918" réunit les travaux de plusieurs historiennes : Annette Becker, Florence Brachet-Champsaur, Colette Cosnier, Yvonne Knibielher, Françoise Thébaud sous la direction d’Évelyne Morin-Rotureau.

Les Françaises en guerre vues par l'historienne Évelyne Morin-Rotureau

L’ouvrage collectif Françaises en guerre, 1914-1918 est une adaptation de Combats de Femmes publié en 2004. Il réunit les travaux de plusieurs historiennes comme Annette Becker, Florence Brachet-Champsaur, Colette Cosnier, Yvonne Knibielher, Françoise Thébaud sous la direction d’Évelyne Morin-Rotureau, aux Editions Autrement. Ce livre rend compte avec justesse de la réalité de la vie des femmes françaises à la veille de la guerre et pendant la guerre. La société française se trouvait à la veille de grands changements et de grands progrès, la guerre y a mis un coup d’arrêt. À la campagne ou à la ville, leur influence s’est redessinée, avant que les femmes ne soient incitées à reprendre leur place initiale à la fin des combats. Pendant que les armes parlaient, on a demandé aux femmes la force de leurs bras, leur sexe et leur soutien moral.

Le droit de vote en ligne de mire

La guerre commence alors que les femmes tentent d’obtenir de nombreux droits et avancées sociales comme le droit de vote… qui ne leur sera accordé qu’en 1945 !

Évelyne Morin-Rotureau parle de l'âge d'or du féminisme à la veille de la Première Guerre mondiale :

La déclaration de guerre frappe le féminisme de stupeur.

1 min

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rotureau vote 1 © éditions Autrement

Les féministes pacifistes entrent en guerre

"Peace" : le féminisme s'engage dans le pacifisme pendant la Première Guerre Mondiale
"Peace" : le féminisme s'engage dans le pacifisme pendant la Première Guerre Mondiale © DR Editions Autrement (image publiée avec l'aimable autorisation des Editions Autrement)

Évelyne Morin-Rotureau explique la péjoration du terme "féminisme" :

Être féministe pendant une guerre, c'est vite être accusée de traîtrise !

2 min

femmes 14 18 pacifisme

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rotureau pacifisme 3 © éditions Autrement

Veuves, la triple peine

Évelyne Morin-Rotureau répond sur la triple peine des veuves de guerre et leur reconnaissance tardive par l'état français :

Ces femmes ont dû obtenir le droit de se remarier. Il a été envisagé de leur accorder un droit de vote mais uniquement au nom des hommes perdus. Elles ont dû assurer la vie des familles qui avaient perdu leur père, soutenir leurs maris ou fils blessés à vie.

58 sec

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rotureau veuves 2 © éditions Autrement

(Remerciements à Évelyne Morin-Rotureau et aux Éditions Autrement)

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