Le théâtre présente ce festival éclectique, réunissant des disciplines comme la danse, la magie, le cirque et le théâtre.

Quelques spectacles

Qui-vive de Thierry Collet & Eric Didry - Magie du 5 au 16 mars Avec Qui-Vive, Thierry Collet renouvelle les codes, les styles et la dramaturgie de la prestidigitation. Il réunit un trio d’interprètes venus d’horizons et de traditions très différents et présente des styles de magie multiples - manipulation d’objets, magie mentale, pickpocket -. De façons sensibles, théâtrales, complémentaires et parfois contradictoires, Qui-Vive, au- delà du simple spectacle de magie mentale, interroge le spectateur sur le fonctionnement de son cerveau, ses failles, la puissance de l’illusion, le pouvoir de l’autorité. Il dissèque les méthodes de fabrication du consentement, dans notre société où nous sommes sans cesse géo-localisés par nos téléphones portables, suivis à la trace grâce à nos transactions par cartes bancaires, ou fichés suite à nos navigations sur internet.Thierry Collet, avec ce spectacle, fait de la magie mentale un outil puissant et jubilatoire pour exercer notre esprit critique, et où l’humour nous aide à rester sur le qui-vive.L'histoire du rock par Raphaèle Bouchard - Théâtre du 5 au 16 mars Ce spectacle, pensé comme un voyage, s’écrit comme le post-it d’une époque où le génie musical a accompagné la folie et l’audace d’une révolution culturelle. Entre documentaire et fiction, l’anecdote personnelle n’est jamais loin de l’histoire universelle.Raphaèle Bouchard, trentenaire, comédienne, plonge dans la tortueuse et sulfureuse histoire du rock. Elvis Presley, Janis Joplin, Bob Dylan, Lou Reed, Jimi Hendrix, Led Zeppelin... Soixante ans de musique défilent. à travers elle, les parents de Raphaèle et ses souvenirs rafistolés.Le rock a changé nos vies. Celle de Raphaèle aussi et ça, elle ne le savait pas.

Pleurage et scintillement de Jean-Batiste André & Julia Christ - Danse du 5 au 23 mars Pleurage et scintillement est un duo intimiste aux inspirations multiples. Deux personnages se rencontrent de manière inattendue, dans un lieu qui pourrait ressembler à un café… Lieu de séduction, d’utopie, de transgression.Dans cet abandon à la rencontre, les corps respirent, les regards se posent, la complicité s’écrit.Ils dérouleront le fil d’Ariane de leur relation, teintée d’amour provisoire et de fraternité.Au coeur d’une parenthèse de vie, être là avec ce qu’on a été, avec ce qu’on aurait voulu être, avec ce que nous rêvons devenir.

Vielleight de Mélissa Von Vépy - Cirque du 12 au 16 mars Sur scène, une femme, bien humaine, en condition de marionnette, c’est-à-dire avec des fils reliés à ses membres, dont on ne sait pas ce qui est au bout, ou qui est au bout. A terre, emmêlée et contrainte dans ses mouvements, elle va chercher à s’en sortir, à rétablir une verticale.Sans marionnettiste aux manoeuvres, elle se débat pour se hisser, soulever, en attendant qu’une inversion des charges se produise : l’apesanteur en quelque sorte.Kleist dit que les fils qui dirigent la marionnette sont comparables au chemin qui mène à l’âme du danseur ; ils sont noirs les fils de VieLLeicht, difficilement domptables, liens à la fois contraignants, nécessaires et nourriciers.Cette femme qui se débat, tantôt dompteuse, tantôt domptée, nous transporte à l’endroit même de cette contradiction.Les larmes de Bristlecone de Cille Lansade, Anomalie & Dorina Fauer - Théâtre, cirque du 19 au 21 mars Jean-Benoît Mollet, artiste de cirque et anthropologue, reproduit une conférence d’André Bristlecone, neuro-physicien américain du début du siècle qui défendait une idée : « sans réaction physique, il n’y a pas d’émotion ». A partir d’expériences physiques et en puisant dans les domaines de la poésie, de la fiction et des représentations cinématiques, il va tenter de pénétrer dans l’inconscient du public afin de mesurer l’amplitude de l’irrésistible besoin de pleurer.Autour de l’artiste performeuse Cille Lansade, les compagnies Anomalie (France) et Dorina Fauer (Belgique) se réunissent pour la première fois à la recherche d’un théâtre scientifique, physique et fantastique.No limites de Mathias Pilet, Alexandre Fournier et Radhouane el Meddeb - Danse les 22 et 23 mars Fabrice Champion avait décidé de retrouver la scène. Il avait créé avec les deux étudiants de l’Académie Fratellini un spectacle de portés acrobatiques. Après sa disparition en décembre 2011, les jeunes interprètes ont fait le choix de continuer... sous l’oeil complice du chorégraphe Radhouane El Meddeb. Ils évoquent l’absence avec pudeur, délicatesse mais aussi une foudroyante énergie.Avec ce film et ce spectacle, c’est une aventure humaine unique à laquelle nous vous proposons d’assister. Fabrice n’est jamais loin...

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