Depuis plusieurs mois, "Moi ce que j'aime c'est les monstres " est en tête des ventes avec plus de 100 000 exemplaires vendus et des droits d'adaptation déjà acquis par Sony. C'est un roman graphique hors du commun bouleversant.

Moi ce que j'aime chez les monstres
Moi ce que j'aime chez les monstres © Emil Ferris/ Monsieur Toussaint Louverture

Moi ce que j'aime c'est les monstres se présente sous la forme d'une enquête policière dans le Chicago des années 60.  Karen, ado attirée par le fantastique, enquête sur la mort de sa voisine, rescapée des camps de concentration. Karen est représentée sous la forme d'un loup-garou. L'enquête est un prétexte pour l'auteur à l'exploration de différents thèmes, comme l'histoire de l'art ou l'identité sexuelle. L'univers développé par Emil Ferris est tantôt inquiétant, fantasmagorique et surréaliste. L'auteure est une femme atteinte d'une maladie qui l' a privée de l'usage de ses jambes et d'une main. Avec des stylos bille accrochés au bout des doigts elle a mis six ans pour réaliser cette oeuvre. 

Son ouvrage a été salué pour la virtuosité du dessin autant que pour la construction scénaristique. Il est vendu à 100 000 exemplaires, en tête des ventes en France. 100 000 exemplaires, au regard de millions vendus pour un Astérix peut paraître modéré, mais cela signifie un succès commercial certain pour un roman graphique sombre de quelques 500 pages.

Art Spiegelman, grand nom de la bande dessinée a salué l'ouvrage d'Emil Ferris

Mon amour pour ce livre commence par le dessin. La façon qu’a eue Emil Ferris de surgir de nulle part, d’apparaître avec un trait aussi accompli, aussi parfaitement développé, cela semble irréel. J’aime profondément sa façon de dessiner, comme elle parvient à s’inspirer de la bande dessinée du passé pour proposer quelque chose de parfaitement nouveau.

Quelques pages à découvrir 

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