Avec la 45e édition de la Fiac et de nombreuses autres foires, Paris devient cette semaine la capitale internationale de l'art contemporain. Mais alors que 65% des élèves en écoles d'art sont des femmes, celles-ci semblent encore bien absentes du marché de l'art.

L'une des oeuvres présentées à la Fnac
L'une des oeuvres présentées à la Fnac © AFP / Thomas Samson

A la Fiac, l'une des œuvres présente, sur un grand néon jaune : "Que se passera-t-il si les femmes dirigent le monde ?". Cette phrase provocatrice fait face à un milieu de l'art qui commence tout juste à sortir de vingt siècles de machisme. 

Cette année, la Fiac, qui accueille 195 galeries dont près d'un tiers basées en France, fait de Paris l'une des capitales de l'art contemporain. Depuis l'an 2000, la foire a vu son chiffre de fréquentation bondir... de 1700%

65% de femmes, élèves aux Beaux-Arts et ensuite ?

Mais il reste un constat : même si la situation évolue nettement, on trouve bien moins d'artistes femmes dans les rangs de la foire que d'hommes alors même que 65% des élèves dans les écoles d'art sont des femmes. 

A la Fiac, de plus en plus d'artistes femmes sont exposées mais elles restent largement minoritaires. On y trouve évidemment cette énorme femme totémique de Niki de Saint-Phalle, mais aussi des œuvres d'Annette Messager, Sheila Hicks ou encore Laure Prouvost.

"On continue de se battre"

Autant d'artistes qui ont dû se battre pour être reconnues. Pour ORLAN, qui a fait de son propre corps une oeuvre d'art : "On continue de se battre. Je crois qu'il y a tout de même une prise de conscience. Mais rien n'est gagné", explique-t-elle.

Musées et galeries aussi se battent pour défendre les artistes femmes : "Beaucoup de galeristes hommes _considéraient que les femmes ne pouvaient pas être artistes"_, affirme Fabienne Leclerc, galeriste à Paris. "Je pense que pour la nouvelle génération, ce n'est plus un problème", expliquait-elle alors. 

En 1989, le collectif des Guerrilla Girls dénonçaient le fait que 5% des artistes exposées au MoMA, à New-York, étaient des femmes mais que 76% des nus étaient féminins. Il aura tout de même fallu attendre le XXIe siècle pour que le tableau change de genre.

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