L'indicatif ou le générique d'une émission est considéré comme une 'marque' ou un 'logo'. On peut parler de 'signalétique'. On reconnaît l'émission dès les premières notes... pour devenir familières dans nos têtes sans connaître le titre et le compositeur. Le titre du disque était associé à l'émission.

Pochette réalisée par Roland Topor pour le Pop Club
Pochette réalisée par Roland Topor pour le Pop Club © radio-france /

Ces titres inspirés de musiques étrangéres étaient souvent en avance sur leur temps. Il arrive que des compositions originales soient commandées spécialement pour une émission . C'est le cas pour lePop club . La longévité de cette émission, de 1965 à 2005 aura connu plusieurs génériques interprétés par les Parisiennes, Serge Gainsbourg et Jane Birkin, José Artur lui-même, Bernard Lavilliers, Brigitte Fontaine, Pierre Perret. La pochette du disque en noir et blanc est illustrée par Roland Topor.

Le Pop Club chanté par Les Parisiennes :

Et une pépite : le générique du Pop par Chagrin d'Amour . On reconnaît la voix et l'accent de celle qui a rejoint France Inter en 2002... Valli :

Pink Floyd - Wish You Here
Pink Floyd - Wish You Here © radio-france /

Le choix d'un générique tient parfois du hasard. Le 13/14 présenté Jean-Pierre Elkabbach en 1975 en est un exemple. Jean-Pierre Yzerman le réalisateur devait selectionner des titres musicaux. Il arrive dans le studio avec des vinyles de jazz assez ronflants ou genre 'musique d'ascenseur'. Au bout d'un certain temps le technicien sorti l'album Wish You Here des Pink Floyd qu'il écoutait avant la séance d'enregistremnt. À l'écoute de cette musique novatrice pour cette époque le troisième morceau,'Have a Cigar' fut retenu. L'amorce très électrique avec guitare plus basse suivie d'une amorce à la batterie soutenue par un synthétisuer correspondait à une petite révolution dans le monde codifié des générique. L'introduction d'une minute fut prolongée pour permettre de donner les titres d'actualité tout en glissant ce ruban sonore sous la voix du présentateur.

Générique du 13/14 de Jean-Pierre Elkabbach

Studio de nuit vinyle
Studio de nuit vinyle © Radio France /

La même année, Jean-Louis Foulquier ouvre après minuit son "Studio de nuit "."Pas de lumières dans le studio, un piano dans un coin, des micros installés au hasard et je fais asseoir tout mon petit monde par terre" se souvenait Foulquier dans "Au large de la nuit" (1989, Denoël).L'émission devient rapidement le rendez-vous des noctambules, chanteurs et auditeurs confondus : renaud, Barbara, Marcel Azzola, Souchon & Voulzy, Brassens, Jean-Louis Aubert s'y croisent.Un succès tel que le vinyle de son générique "Sax in The NIgh t" de l'Orchestre Mac Will en porte la mention.

Bon pied bon oeil vinyle 1975
Bon pied bon oeil vinyle 1975 © Radio France /

"Studio de nuit" pour les couche-tard... et "Bon pied bon oeil " pour les lève-tôt. Michel Touret réveille les auditeurs, avec énergie et belle humeur.

Il a accompagné Vian, Piaf et Barbara. Signé des bandes originales de films de Tati, Tavernier ou Sautet. C'est l'accordéoniste Marcel Azzola qui signe l'indicatif de l'émission édité par EMI.

Un indicatif entraînant et une chanson - composée par Daniel Faure :

Réveil en douceur, jamais énervé. Avec France Inter, prendre son petit déjeuner. Bon pied bon œil, toute la journée ! Entre lune et soleil, écoute Touret !

Quelques pochettes d'émissions :

bandeau vinyles
bandeau vinyles © Radio France /

Des titres musicaux ont eu une grande carrière grâce à la radio. Pour combler l'antenne, souvent avant un flash, les réalisateurs passaient un disque. C'était un instrumental que l'on pouvait chinter à tout moment. Clinfton Chenier fut révélé par son morceau "Ay-te te-fee" qui deviendra un tube.