L'institut Culturel de Google ouvre ses galeries au Street art, pour mettre en valeur le travail d'artistes comme C215 ou JR partout dans le monde. Ce volet vient compléter l'offre d'Art Project de l'Institut.

A l'heure où une rétrospective non autorisée deBanksy se tient à Londres, l'Institut Culturel de Google permet donc aux internautes de découvrir le travail de nombreux street artistes partout dans le monde. Ils sont dans la rue, donc ils sont repérables par Google. Pour entrer dans le Street Art Project , ils ont été repérés par une trentaine de partenaire de l'Institut que sont les musées, galeries ou commissaires d'exposition.

C 215
C 215 © radio-france

Avec la technologie du gigapixel déjà utilisée pour montrer les chefs-d’œuvres des grands musées du monde et avec le chariot Street View qui filme tous les espaces publics, le Street Art Project de Google devient la plus grande galerie de Street art du monde. Les artistes qui ne veulent pas y apparaître ont la possibilité de manifester leur désaccord après coup.

Pour les artistes français de 9e Concept, collectif actif depuis près de 25 ans, c'est un moyen unique de montrer son travail.

Stéphane Carricondo, fondateur du mouvement 9e Concept (avec Christine Siméone)

9e concept
9e concept © 9e Concept
Pour l'internaute la plateforme Art Project permet donc de voir 5000 images de Street art et une centaine d'expositions, avec le même soin que pour d'autres mouvements artistiques comme l'Impressionnisme ou l'Art moderne.

C'est l'occasion de voir des choses quasi -inaccessibles, commeLasco 3 du Palais de Tokyo. Ce projet permet aux artistes de s'exprimer dans des couloirs et sous-sols du Palais de Tokyo qui ne sont ouverts au grand public que dans le cadre de visites dédiées.

Street View et son chariot rendent également à ceux qui n'ont pas pu la visiter les fresques des 450 m² de plafonds et murs peints dela Tour Paris 13 , avant sa destruction.

Paris 13
Paris 13 © Radio France
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