Passionné par le septième art dès son enfance, Goscinny s’est inspiré des plus grands chefs-d’oeuvre du cinéma, du péplum au western en passant par la comédie musicale.

Goscinny et le Cinéma
Goscinny et le Cinéma © Cinémathèque

Ludique et interactive, ponctuée de costumes et décors, l’exposition Goscinny et le cinéma à la Cinémathèque française met en regard planches originales et extraits de films pour révéler l’importance du cinéma dans le travail de ce scénariste de génie.

Au cœur du parcours, la reconstitution des studios Idéfix, que RenéGoscinny a créés, se rêvant en Walt Disney, dévoilera toutes les étapes de création d’un dessin animé. 40 ans après la mort de leur créateur, Astérix, Lucky Luke, les Dalton, Iznogoud et le Petit Nicolas sont devenus des personnages de cinéma à part entière. Pari réussi pour « Walt Goscinny » !

Goscinny et le cinéma
Goscinny et le cinéma / Cinémathèque

Je crois qu'il faut écrire pour la bande dessinée comme il faut écrire pour le cinéma.

René Goscinny

René Goscinny n'aura écrit et réalisé que quatre longs métrages : Astérix et Cléopâtre (1968), Daisy Town (1971), Les 12 travaux d'Astérix (1976) et La Ballade des Dalton (1978). Mais cette courte filmographie de cinéaste à part entière, interrompue par sa mort le 5 novembre 1977, masque une activité soutenue de scénariste pour le cinéma (Le Viager, sommet) et la télévision, et surtout un rapport incroyablement fécond à un art qu'il aura passé sa vie à approcher pas à pas, jusqu'à réaliser enfin son rêve en 1974 avec la création des studios Idéfix.

Goscinny et le cinéma
Goscinny et le cinéma / Cinémathèque

En se lançant dans les studios Idéfix, contre toute rationalité budgétaire puisqu'il embauche une cinquantaine de salariés permanents, il ne se contente pas de créer de toutes pièces la filière d'animation française. « Walt Goscinny » suit bien sûr son héros absolu, modèle industriel compris, mais surtout, il dévoile son ambition de toujours, secrète et pourtant exposée à chaque page des albums de Lucky Luke et Astérix : il est cinéaste, il se sait cinéaste.

  • Frédéric Bonnaud (Directeur général de la Cinémathèque française et commissaire associé de l'exposition)
  • Jean-Pierre Mercier (commissaire général de l'exposition)
  • Aymar du Chatenet (commissaire associé de l'exposition)

Source Cinémathèque française

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