Les intermittents multiplient les actions pour rouvrir les négociations sur l'assurance chômage.
Les intermittents multiplient les actions pour rouvrir les négociations sur l'assurance chômage. © MAXPPP / Sebastien JARRY

Au lendemain des Molières, la soirée d’ouverture du Printemps des comédiens, le premier rendez-vous de l’été, est annulée ce mardi. L’objectif des intermittents : mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il ne valide pas l’accord du 22 mars sur l’assurance chômage.

L’ultimatum expirait à minuit. Le gouvernement n’a pas répondu. Il n’a pas rouvert pas les négociations sur les annexes 8 et 10. La grève reconductible a donc été votée ce matin au festival de théâtre de Montpellier. Le spectacle d’ouverture prévu ce soir, Vader (Père), mis en scène par Franck Chartier, est annulé. Il n’y aura pas non plus de spectacle demain.

Le reportage de Stéphane Capron

La saison débute mal. Et les intermittents comptent bien maintenir la pression jusqu’au festival d’Avignon, qui débute le 4 juillet. En effet, la convention Unedic doit être agréée d’ici la fin du mois, et entrer en vigueur le 1er juillet. Hier, la grand messe du théâtre Français, les Molières, a été marquée par la prise de parole de Philippe Torreton. L’acteur engagé a dédié sa statuette de meilleur comédien de théâtre public, pour Cyrano, à l’intermittence.

Philippe Torreton :

C’est un système d’une grande intelligence. Et des gens médiocres, à savoir Pierre W. Gattaz, revient dessus constamment. C’est à pleurer de bêtise.

►►►LIRE AUSSI | Les Molières 2014 sous le signe de l’intermittence

Certes, la signature de l’accord sur l’assurance-chômage du 22 mars « sauve » le système des annexes 8 (techniciens du spectacles) et 10 (artistes), qui était menacé de disparition. Mais les intermittents dénoncent des droits revus à la baisse, et surtout, une négociation déloyale, qui n’a pas pris en compte leurs contre-propositions.

Elaborées par la Coordination des intermittents et précaires (CIP) et divers syndicats début 2014, ces contre-propositions étaient soutenues par François Rebsamen à l’époque où il était maire de Dijon. Devenu ministre du Travail, il a fait savoir que l’accord du 22 mars serait agréé.

►►►ALLER PLUS LOIN | Faut-il revoir le régime des intermittents ?

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.