Une œuvre d'art signée Olafur Eliasson est apparue il y a quelques semaines au sommet des montagnes du Tyrol italien. Comme l'artiste danois, plusieurs créateurs et créatrices imaginent des installations monumentales en pleine nature, tantôt pour la magnifier, tantôt pour alerter sur l'avenir de la planète.

Les oeuvres de Andy Goldsworthy, Elmgreen & Dragset, Donald Judd et Olafur Eliasson
Les oeuvres de Andy Goldsworthy, Elmgreen & Dragset, Donald Judd et Olafur Eliasson © AFP - Instagram

Toujours pas de musées ouverts, plus de galeries d'art depuis les dernières annonces gouvernementales, et quelques rares interventions artistiques en plein air, comme les statues du Chat de Philippe Geluck à Paris : en cette période de confinement, les occasions de voir de l'art sont de plus en plus rares. 

Alors, autant prendre la direction de grands espaces, au sommet des montagnes, en plein milieu des déserts ou à la surface de lacs, où des artistes contemporains et contemporaines ont imaginé des sculptures ou des installations faites pour proposer de l'évasion aux rares spectateurs qui peuvent les voir en vrai… ou au contraire les sensibiliser à la question planétaire. Voici une petite sélection d'œuvres qui vous feront prendre l'air

"Our Glacial Perspectives" de Olafur Eliasson, dans le Tyrol italien

Il faudra s'accrocher pour voir cette nouvelle installation de l'artiste danois Olafur Eliasson, composée de neuf arches noires et blanches, menant à un immense anneau. Chaque porte est séparée de la précédente selon une échelle qui symbolise la séparation des ères glaciaires dans l'histoire du monde. Au bout, la spectaculaire structure conçue par le plasticien et son studio est elle aussi une évocation du temps vécu par la planète : elle symbolise l'horizon, les axes de la Terre, et le chemin du Soleil pendant les solstices et équinoxes. 

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"Prada Marfa" de Elmgreen & Dragset dans le désert du Texas

L'image semble irréelle tant elle est onirique, et pourtant, en plein cœur du désert du Texas, cette vraie-fausse boutique Prada existe bel et bien. On la doit aux artistes scandinaves Michael Elmgreen et Ingar Dragset. Ce magasin ultra-minimaliste, situé au milieu de nulle part, est posé là comme un futur vestige : posé ici en 2005, il n'a subi qu'une légère rénovation après un cambriolage et des dégradations. Il est amené à se dégrader petit à petit pour n'être plus, d'ici quelques décennies, que le vestige d'une intervention... et peut-être du consumérisme auquel il fait écho. 

L'installation "Prada Marfa" au milieu du désert du Texas
L'installation "Prada Marfa" au milieu du désert du Texas © AFP / Véronique Dupont

"15 untitled works" de Donald Judd, toujours à Marfa, au Texas

Restons au même endroit, ou plus exactement à 45km de là : le cas de Marfa, cette petite ville presque fantôme située dans le désert du Chihuahua, est particulièrement intéressant : après que l'artiste minimaliste Donald Judd s'y est installé dans les années 80, elle est devenue un haut lieu de l'art, attirant mécènes, collectionneurs, et donc, artistes. Traces monumentales de cette époque, quinze blocs en béton, aussi aériens que massifs, posés à quelques pas du domaine de Chinati, qu'il avait racheté pour en faire une fondation d'art. 

Les blocs de béton de Donald Judd, artiste minimaliste, à Marfa
Les blocs de béton de Donald Judd, artiste minimaliste, à Marfa © AFP / SCOTT HALLERAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

"Desert Breath" de Alexandra Stratou, Stella Constandines et Danae Stratou, dans le Sahara

Il a fallu deux ans à ces trois créatrices pour concevoir cette œuvre de Land Art qui s'étend sur plus de 300 mètres. Ces deux spirales entrecroisées, l'une constituées de cônes de sable, l'autre de petites cavités elles aussi coniques, tournent autour d'un lac désormais asséché, et donnent à l'œuvre un aspect mystérieux, évoquant les célèbres "crop circles" attribués aux extraterrestres. Comme beaucoup d'autres, cette œuvre est appelée à disparaître avec le temps et l'érosion. 

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Les mystérieux monolithes découverts aux États-Unis et en Roumanie

C'est un feuilleton qui a passionné une partie du monde en décembre dernier : en l'espace de quelques jours, des monolithes ont été découverts dans le désert de l'Utah aux États-Unis, mais aussi en Californie, en Roumanie, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. S'il fait peu de doutes qu'il s'agit d'une intervention artistique plutôt que d'un phénomène alien, l'exacte paternité de ces monolithes n'est pas connue. 

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Une partie d'entre eux a été enlevée par d'autres artistes ou collectifs qui revendiquent une action de protection de la nature – "Leave no trace" (Ne pas laisser de traces, en français), avançaient les personnes qui ont retiré l'un des monolithes, surpris par un photographe. 

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"Spiral Jetty" de Robert Smithson à Salt Lake City

Robert Smithson est considéré comme le premier grand artiste du mouvement du Land art. Et sa "Spiral Jetty" (jetée en spirale) est considérée comme l'une de ses œuvres majeures. Les photos aériennes donnent difficilement une idée de sa grandeur : cette jetée, faite de basalte essentiellement, s'étend sur 450m et fait près de 5 mètres de large. Comme d'autres œuvres de cette sélection, elle est sujette aux changements naturels : selon les périodes de sécheresse ou non, elle apparaît plus ou moins clairement. 

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"Striding Arches" d’Andy Goldsworthy, en Écosse

Si vous vous baladez dans les plaines et les forêts d'Écosse, vous tomberez peut-être sur ces étonnantes arches qui ont l'air de tenir toutes seules. Et c'est vrai : l'artiste Andy Goldsworthy les a conçues à partir de grands blocs de grès rouge, de sorte qu'elles soient autoportantes. Chacune d'entre elles, disposée dans le paysage des collines de Cairnhead – tantôt au milieu d'un ruisseau, tantôt dans une maison en ruines – pèse 27 tonnes. Ailleurs dans le monde, on trouve d'autres de ces arches conçues dans la même roche : Goldsworthy a voulu représenté l'émigration de la population écossaise partout dans le monde. 

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"Toto Forever" de Max Siedentopf, en Namibie

Cette œuvre existe-t-elle encore ? Difficile de le dire, car son emplacement exact est tenu secret, quelque part dans le désert de Namibie. Cette installation munie de panneaux solaires diffuse le titre de Toto, Africa, en boucle, grâce à un baladeur et des hauts parleurs. Le tout est fait pour durer… jusqu'à ce que "l'environnement hostile du désert finisse par tout engloutir", a expliqué l'artiste. 

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