Le mois de juin a été marqué en France par les images des expulsions de migrants sous le métro la Chapelle puis de la Halle Pajol. D'expulsions en expulsions, les images de violences policières et de manifestations militantes envahissaient les réseaux sociaux et la presse web. Mais que se passe-t-il pour ces réfugiés en dehors de ces moments d'affrontements ? Trois images de la photographe Laurence Geai témoignent de ces moments d'attente et d'errance. Laurence suit la vie des migrants du camp de la Chapelle depuis le début du mois de mai.

Notre partenaire, le site de photographie Our Age Is Thirteen, a interviewé Laurence Geai : la photographe décrit ces trois instants de vie des migrants à Paris.

«Environ 400 migrants vivaient sous le métro La Chapelle à Paris. Une centaine de migrants qui n'ont pas pu être logés lors du démantèlement du camp ont dormi dans le square en face de l'église Saint Bernard, rue Saint Bruno. Une femme enceinte d'origine Erythreenne dort dehors. Elle tresse ses cheveux avant d'aller dormir. »

Suite à leur évacuation du square Saint Bernard, puis de la Halle Pajol, environ 50 migrants se réfugient au Bois Dormoy
Suite à leur évacuation du square Saint Bernard, puis de la Halle Pajol, environ 50 migrants se réfugient au Bois Dormoy © Laurence Geai

« Suite à leur évacuation du square Saint Bernard, puis de la Halle Pajol, environ 50 migrants se réfugient au Bois Dormoy, un bois privé dans le 18ème arrondissement. Cet endroit a été une sorte de parenthèse pour eux après la journée violente de la veille. Je les ai vus jouer au foot, se reposer, la journée a été relativement douce. »

J'étais étonnée de voir à quel point la vie quotidienne peut rapidement s'installer, et ce, où que ce soit.

Deux frères d'origine érythréenne observent d'autres enfants jouer dehors avec envie.
Deux frères d'origine érythréenne observent d'autres enfants jouer dehors avec envie. © Laurence Geai

« Suite aux expulsions, à Clichy sous bois, 17 adultes et 14 enfants sont hébergés dans l'hôtel Formule 1. Les réfugiés ont accès à une chambre et un petit déjeuner par jour. C'est compliqué pour eux de se nourrir dans la journée. D'origine majoritairement du Soudan, d'Ethiopie et d'Érythrée, les familles tentent de subvenir à leur besoin comme ils peuvent. Deux frères d'origine érythréenne observent d'autres enfants jouer dehors avec envie. »

►►► ALLER PLUS LOIN - "D'expulsion en expulsion, un mois dans la vie de migrants à Paris ", sur le site Our Age Is Thirteen, par Molly Benn.

►►► RÉÉCOUTEZ le Téléphone Sonne : "Migrants de Calais, migrants de Paris : droite et gauche mènent-elles la même politique ?

Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.