Il y quelques jours, un duo nommé Sparks venait faire des étincelles dans Popopop. Ils proposaient à Antoine, Charline et vous une pop liste inclassable.

Les Sparks chez Sirius Xm, juillet 2017
Les Sparks chez Sirius Xm, juillet 2017 © Getty / Matthew Eisman

Si vous ne savez qui ils sont, sachez que les Sparks ne sont pas une voiture, ni l’âme d’un Transformer ou un logiciel de messagerie instantanée mais bel et bien un duo formé par Ron et Russel Mael, originaire de Los Angeles qui exerce dans le secteur du rock et de la new wave et ce depuis 1968.

Les Frères Mael sont venus à la table d’Antoine et Charline avec sous le bras un album, plus facile à promener qu’un pachyderme nommé Hippotamus, et qui a coup sur continuera d’influencer leurs pairs et ceux qui suivront. Mais, eux, qui allument dans leurs yeux protégés par leurs rondes binocles, les petites flammes de l'inspiration ? C’est la pop list inclassable de Ron et Russel :

Viens à la maison

En 1977, la réalisatrice Nobuhiko Obayashi propose son « Hausu », qui n’est pas un préquel japonais de Dr House et qui signifie néanmoins Maison en japonais. Il y a raconte l’histoire d’une jeune fille, qui excédée par l’arrivée d’une belle-maman dans sa vie et celle de son papou, part chez sa tatie pour l’été. Accompagnée de six copines, ce nouveau clan des 7 se retrouve confronté à une série d’événement surnaturels. A mi chemin, entre les Goonies, Quentin Tarantino et Tim Burton.

Un film choisi pour cette pop liste car classé dans la catégorie inclassable donc pour l’utilisation des codes du film d’horreur, sa musique et son ambiance. Un film très difficile à décrire selon eux.

Un Sparks ? Non un Parks

En matière de musique, les Sparks ont influencé de nombreux artistes comme Depeche Mode, New Order, Sonic Youth, Franz Ferdinand, … N’en jetez plus ! Mais au fait, les Sparks, eux ils écoutent quoi ? Là encore, un album, qui selon eux, est « inclassable » composé par Van Dykes Parks. Ce génie, pas méconnu d’Antoine de Caunes et d’une poignée de fidèles, a sorti un album, que dis-je une pépite pop en 1967, inspiré de Los Angeles et des musiques californiennes, à l’opposé de la vague anglaise qui déferlait sur les plages yankee.

L’américain, un peu chauvin, voulait faire un album aussi étoilé que sa bannière à l’image de "Pet Sounds", œuvre de Brian Wilson avec qui il travailla également. Une preuve totalement subjective, si il en fallait une, du talent du bonhomme. Ah, une dernière chose : il s'intitule Song Cycle.

Remède à la mélancolie

Il y a deux genres de bouquins : ceux qu’on lit et ceux que l’on a chez soi et qui nous servent de références

Les Sparks évoque ici « L’anatomie de la mélancolie » de l’universitaire, mathématicien, astrologue mais néanmoins ecclésiastique Robert Burton, écrite au XVIIe siècle. Le livre parait sous le nom de Démocrite le Jeune. Robert est obsédé par le sujet de la mélancolie, ce mal qui le ronge, et il pond 1300 pages sur le sujet, recueillant le travail des autres mais aussi ses propres observations. Espérait-il ainsi se guérir par la plume ? Toujours est-il que cela n’a pas marché comme prévu, et que le pauvre Robert finisse par se pendre dans sa chambre à Oxford. Il donnait ainsi une illustration forte à son propos :

S'il existe un enfer en ce monde, il se trouve dans le cœur d'un homme mélancolique

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